Le capitaine de la sélection norvégienne, Martin Ødegaard, a exprimé une vive colère après une intervention de Bernardo Silva lors de la défaite un à deux contre le Portugal survenue à l’Ullevaal stadion, soulevant de sérieuses inquiétudes pour les prochaines rencontres.
Une altercation vive et des accusations de jeu déloyal après le coup de sifflet final
La rencontre disputée sur la pelouse de l’Ullevaal Stadion s’est conclue sur une tension palpable dans les couloirs du stade. Le milieu de terrain Martin Ødegaard est resté de long moments aux soins derrière des portes closes après la fin de la partie. L’incident déclencheur est intervenu dans les derniers instants du temps additionnel, lorsque le joueur portugais a fauché le meneur de jeu norvégien bien après la libération du ballon.
Interrogé par la chaîne de télévision, le capitaine n’a pas mâché ses mots pour qualifier l’action du milieu de terrain adverse, estimant selon TV 2 que ce comportement « ne relève pas d’un terrain de football » et que c’est « un dommage que les gens agissent de la sorte ». Les images vidéo ont confirmé la violence du geste, qualifié de totalement évitable par le groupe d’analystes et les coéquipiers présents sur place. Le défenseur Leo Skiri Østigård a déclaré à VG et au reste du corps de presse que la faute est très tardive et qu’en la revoyant en vidéo, elle est très laide et pourrait même valoir un carton rouge. Le sélectionneur Ståle Solbakken a quant à lui noté que Bernardo Silva a écopé d’un carton jaune, tandis que d’autres observateurs ont souligné son passé à Manchester City.
Martin Ødegaard a déclaré à TV 2 : « C’est un manque de lucidité de sa part. Il se contente de me faucher bien après que j’ai me suis débarrassé du ballon. Je ne comprends pas ce qu’il fait. »
Inquiétude médicale autour de l’état physique du milieu de terrain
L’impact direct sur l’articulation du joueur a nécessité une prise en charge médicale immédiate. Le sélectionneur Ståle Solbakken a confirmé que son joueur avait reçu un choc violent à la cheville, nécessitant l’application rapide de glace et de techniques de compression dès la sortie du terrain. L’expert médical Ola Sand n’a cependant fourni aucun commentaire supplémentaire à l’extérieur de l’Ullevaal aux alentours de minuit passé.
La situation physique du capitaine susprime l’incertitude à l’approche des échéances de la sélection nationale, avec un déplacement prévu contre le Pays de Galles. L’encadrement médical suit l’évolution des douleurs ressenties par le joueur, qui a quitté l’enceinte sportive sans s’attarder dans la zone réservée aux médias, affichant une nette gêne à la marche.
Des réactions contrastées au sein de la sphère footballistique
La sévérité du geste a divisé les acteurs du match quant à son interprétation sportive. Les défenseurs et partenaires de la sélection ont multiplié les critiques envers l’attitude de l’adversaire, soulignant le caractère prémédité et tardif de l’intervention sur le terrain. Patrick Berg a affirmé dans la zone mixte, auprès de VG, que l’action était tout à fait consciente et fort inutile, un avis partagé par Kristoffer Ajer qui a qualifié le geste d’irritant et terriblement tardif. Leo Skiri Østigård a pour sa part rejeté sèchement l’explication de l’adversaire, la qualifiant de bien trop ridicule.
Du côté de la délégation portugaise, l’auteur du tacle a minimisé la portée de l’incident en évoquant la nature purement compétitive de la rencontre, éludant les critiques sur le caractère dangereux de son action avec la réplique « mon ami, c’est du football ». À l’inverse, le buteur portugais Gonçalo Ramos a affirmé ne pas y voir un problème majeur, estimant qu’il s’agit d’événements ordinaires survenant au cours de chaque match. Les consultants et anciens joueurs présents dans les studios d’analyse ont quant à eux fustigé une mentalité qu’ils estiment incompatible avec l’éthique sportive, à l’instar de Simen Stamsø Møller et Morten Langli qualifiant l’acte de brutal et de pure goujaterie. Kjetil Rekdal a également pointé du doigt la surcharge chronique du calendrier international — quatre matches en onze jours — qu’il qualifie d’irresponsable et génératrice de blessures en cascade pour les organismes des meilleurs athlètes mondiaux.
À ne pas manquer