Le nouveau film Resident Evil, réalisé par Zach Cregger, fait son entrée dans les salles obscures en s’imposant comme l’adaptation de jeu vidéo la mieux notée de l’histoire sur la plateforme Rotten Tomatoes. Le long-métrage a obtenu un score de 97 % sur la base de 91 recensions de critiques professionnelles, selon les informations rapportées au moment de sa sortie.
Un démarrage historique pour la nouvelle adaptation sur grand écran
Ce résultat permet au film de devancer nettement ses prédécesseurs et les autres productions du même genre. Le précédent record était détenu par Sonic the Hedgehog 3, qui occupait la première place avec 86 %, à égalité avec la comédie horrifique Werewolves Within. Pour la franchise Resident Evil elle-même, la progression est considérable : le volet doté de la meilleure évaluation critique pour un film en prises de vues réelles était auparavant The Final Chapter, qui plafonnait à 39 %. La sortie en salles en République tchèque a eu lieu le 17 septembre, devançant d’une journée la parution aux États-Unis, d’après les précisions publiées par Hrej.cz.
Un tournage d’envergure mené en République tchèque
Pour donner vie à cet univers anxiogène, la production a posé ses caméras en Europe centrale dès l’automne 2025, ainsi que l’indique Hrej.cz. Interrogé sur le choix des décors, le cinéaste a expliqué avoir recherché un paysage hivernal, rural et montagneux dominé par une ville close, un profil dans lequel Prague s’est avérée parfaite, moyennant une sélection rigoureuse des portions urbaines pour imiter l’architecture nord-américaine, notamment autour du viaduc de Negrelli à Karlín, comme le relaye Novinky.

Le dispositif de tournage a également englobé Litoměřice ainsi que les quartiers praguois de Karlín et Holešovice, transformés à coups de panonceaux américains, de carcasses de véhicules et de neige artificielle en des secteurs ravagés de Raccoon City. Face aux contraintes d’une intrigue nocturne et hivernale, l’équipe a dû composer avec des conditions éprouvantes. En y repensant, je garde en mémoire de superbes souvenirs, un matériel formidablement filmé et de nouvelles amitiés, mais aussi de la fatigue et l’absence de soleil, a confié le réalisateur à Novinky, en soulignant le travail de nuit imposé par l’unicité de cette longue nuit d’hiver.
Une approche artistique épurée et ancrée dans le jeu vidéo
Plutôt que de mobiliser les figures iconiques de la franchise vidéoludique telles que Leon, Jill, Chris ou Claire, le scénario retient pour protagoniste principal un messager médical nommé Bryan, incarné par l’acteur Austin Abrams. Plongé au cœur du chaos de Raccoon City en l’espace d’une seule nuit, ce personnage ordinaire sert de fil conducteur à un récit volontairement direct. Comme le détaille Netflixer.cz, le film mise sur une tension permanente où l’horreur corporelle et les effets physiques concrets occupent une place centrale, à l’instar de séquences où des charges de sang étaient larguées par des grues pour conserver un rendu réaliste.

Le metteur en scène a par ailleurs souligné l’apport indispensable des équipes locales. Dans l’industrie cinématographique tchèque, il y a heureusement beaucoup de gens talentueux, en particulier ceux qui s’occupent des effets spéciaux, a souligné le réalisateur dans l’entretien accordé à Novinky, citant la création d’une vaste plaine enneigée de toutes pièces. Cette collaboration technique et artistique a permis de maintenir une intensité narrative constante dès les premières minutes de projection.
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