Le sous-procureur général Francisco Sanseverino a voté pour maintenir le procureur général de la République, Paulo Gonet, à la tête de l’affaire Master et a rejeté la demande d’ouverture d’une enquête interne au Conseil supérieur du ministère public fédéral, estimant que les messages de l’enquête ne prouvent aucun lien direct.
Le Conseil supérieur du ministère public fédéral (CSMPF) s’est réuni en session extraordinaire au siège de la Procuradoria-Geral de la République à Brasília pour examiner la situation de Paulo Gonet, comme le rapporte noticias.r7.com. L’examen fait suite à une représentation déposée par des députés du parti Novo après la divulgation de messages extraits du téléphone portable de l’ex-banquier Daniel Vorcaro par le ministre André Mendonça du STF.
Le vote du rapporteur Francisco Sanseverino
Selon son analyse, une question d’empêchement ou de suspicion visant le procureur général ne relève pas de la compétence du Conseil supérieur.
Francisco Sanseverino a déclaré que l’éventuelle question procédurale d’empêchement ou de suspicion du procureur général de la République ne relève pas de la sphère de compétence de ce conseil supérieur et que la question de la suspicion du procureur général devrait être plaidée auprès du STF et évaluée par le juge, ne connaissant donc pas de cette argumentation.

Le rapporteur a également souligné que l’examen des données téléphoniques n’établit aucune communication directe entre le chef du parquet et l’ancien propriétaire du Banco Master. D’après l’analyse technique de la police, les échanges trouvés sur l’appareil mobile mentionnent le nom de Gonet par l’intermédiaire de tiers, notamment de l’avocat Ciro Soares, et le nom de Gonet ne figurait même pas dans la liste des contacts du téléphone de Vorcaro, d’après les précisions relevées par oglobo.globo.com.
Francisco Sanseverino a affirmé qu’on ne peut pas examiner des phrases ou des échanges de messages de manière isolée ou décontextualisée afin de ne pas créer une situation artificielle qui ne correspond pas à la réalité des faits.
Les contestations de Paulo Gonet et les enjeux au STF
La polémique s’est intensifiée après la publication d’une photographie montrant Paulo Gonet en compagnie de Daniel Vorcaro lors d’un événement juridique en avril 2024 à Londres, qui aurait comporté une dégustation de charutos et d’uísque selon noticias.r7.com. Dans un oficio adressé au Conseil et lors d’une intervention devant le plénum du Supremo Tribunal Federal, le procureur général a rejeté toute allégation de proximité avec l’homme d’affaires.

Paulo Gonet a soutenu que, par pure logique, puisque la suspicion spéculée projetterait des effets sur son action dans les dossiers respectifs, il peut affirmer, en termes très directs et simples, qu’il n’entretient pas avec M. Vorcaro de relations de nature à compromettre son impartialité.
Gonet a précisé que la seule liaison téléphonique intermédiaire had été brève et banale, réaffirmant qu’il s’estime pleinement en droit de superviser les dossiers liés au secteur financier. La séance du Conseil s’est déroulée sous la présidence de Nicolao Dino, vice-président de l’instance, en raison de l’incompatibilité de Paulo Gonet à siéger sur un dossier le concernant directement, tandis que noticias.r7.com ajoute que le fils du procureur, Pedro Gonet, avait également été inclus dans l’invitation initiale à l’événement.
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