La Corée du Nord a tiré un missile balistique de courte portée et un second projectile non identifié vers la mer du Japon, déclenchant une vive protestation de Tokyo et un appel urgent de Séoul à cesser immédiatement ces tirs qui violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Dimanche, les autorités militaires de la région ont détecté de nouveaux lancements en provenance du territoire nord-coréen. L’état-major interarmées de la Corée du Sud a précisé que un missile balistique a été lancé depuis la région de Wonsan vers 15 heures, heure locale, en direction de la mer de l’Est, également connue sous le nom de mer du Japon. Ce premier projectile a parcouru environ 450 kilomètres avant de retomber.
Réunions d’urgence et riposte diplomatique à Séoul et Tokyo
Face à cette escalade, le Bureau de la sécurité nationale de la présidence sud-coréenne a convoqué une réunion d’urgence afin d’examiner la réponse à apporter et d’évaluer l’impact sur la sécurité nationale, selon la présidence à Séoul. Le gouvernement sud-coréen a publiquement exhorté Pyongyang à cesser immédiatement
ses tirs de missiles balistiques, qualifiant ces agissements d’acte grave
en infraction directe avec les résolutions de l’ONU.
De son côté, le Japon a réagi avec fermeté. Le gouvernement a adressé une vive protestation à la Corée du Nord, dénonçant une menace directe pour la paix et la sécurité régionales d’après les informations relayées par l’agence Kyodo. Le cabinet du Premier ministre japonais a confirmé sur la plateforme X qu’il s’agissait d’un ou plusieurs missiles balistiques présumés, tandis que le ministère de la Défense a indiqué que le projectile était déjà retombé
hors de la zone économique exclusive japonaise, sans causer de dégâts ni faire de blessés selon les précisions rapportées par Tanjug.
Peu après ce premier tir, l’état-major interarmées sud-coréen a signalé un second projectile non identifié en direction de la même zone maritime.
Rejet des condamnations internationales et contexte des exercices militaires
Ces nouveaux lancements interviennent au lendemain d’une fin de non-recevoir opposée par la Corée du Nord à l’Agence internationale de l’énergie atomique. Pyongyang a balayé une résolution de l’AIEA condamnant le développement de son programme nucléaire. Dans un communiqué transmis par l’agence officielle KCNA, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a affirmé que ce texte avait été concocté par les États-Unis et l’Occident sans aucun effet, et qu’il s’avérait illégal étant donné que le pays n’est pas membre de l’AIEA.
Cette séquence fait suite à des tirs de missiles balistiques à courte portée effectués une semaine plus tôt par Pyongyang dans le cadre d’un exercice d’attaque de puissance de feu. Ces opérations militaires nord-coréennes avaient été menées au lendemain de la conclusion de manœuvres trilatérales baptisées Freedom Edge 26
, qui ont impliqué les forces de Séoul, de Washington et de Tokyo dans la région Indo-Pacifique.
La Corée du Nord a rejeté les critiques internationales tout en réaffirmant son arsenal nucléaire, dont le statut constitutionnel a été entériné en 2023 après un premier essai historique mené en 2006. État-major interarmées et sources officielles régionales
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