Cette décision, rapportée par Investing.com, salue la solidité des politiques macroéconomiques et les coussins de liquidité du pays, malgré un déficit budgétaire attendu en hausse.
L’économie marocaine conserve son profil de crédit favorable grâce à une gestion rigoureuse et à un soutien robuste de ses créanciers officiels. Alors que de nombreuses économies émergentes naviguent dans une conjoncture internationale complexe, le royaume bénéficie d’une stabilité macroéconomique reconnue par les marchés.
Perspectives budgétaires et pression des dépenses énergétiques
Selon les prévisions de l’agence, le déficit budgétaire de l’administration centrale devrait s’établir à un niveau plus élevé en 2026, contre l’année précédente. Cette augmentation temporaire s’explique par les dépenses exceptionnelles générées par la crise du détroit d’Ormuz.
La hausse des cours de l’énergie pèse directement sur les finances publiques à travers l’alourdissement de la compensation du gaz butane, le soutien continu accordé aux transporteurs ainsi que l’accroissement des transferts vers l’Office national de l’électricité et de l’eau potable. Néanmoins, l’institution financière internationale anticipe un retour à la normale progressif, avec un déficit budgétaire qui devrait se limiter en moyenne sur la période 2027-2028 à mesure que s’estomperont ces tensions conjoncturelles.
Résilience extérieure et coussins de liquidité du pays
La structure de la dette souveraine marocaine demeure un bouclier efficace contre les chocs de change et de refinancement. L’agence anticipe que la dette publique restera globalement stable à l’horizon 2028, un niveau supérieur à la médiane de la catégorie BB.

Cette exposition est toutefois compensée par des maturités de dette allongées, une proportion élevée d’instruments à taux fixe et une forte dépendance aux financements extérieurs concessionnels. La position extérieure de l’économie marocaine profite par ailleurs de réserves de change s’élevant à 48 milliards de dollars à la fin de 2025, garantissant une couverture estimée pour la période 2026-2028.
Le dispositif de sécurité financière a également été renforcé par l’approbation, en avril 2026, d’un second accord de ligne de crédit modulable de deux ans d’un montant d’environ 4,5 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international.
Croissance économique et échéances électorales de septembre 2026
Du côté de l’activité réelle, la croissance du PIB devrait accuser un ralentissement en 2026, après avoir atteint 4,9 % en 2025, avant de se stabiliser entre 2027 et 2028. Le déficit des comptes courants devrait quant à lui progresser en 2026 avant de se résorber pour revenir à une moyenne l’année suivante.

Sur le plan politique, le calendrier institutionnel prévoit la tenue d’élections législatives en septembre 2026. L’agence de notation n’attend toutefois pas de bouleversements majeurs de ces urnes sur la trajectoire ou l’orientation de la politique économique menée par le pays.
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