La start-up allemande Isar Aerospace a marqué l’histoire spatiale européenne en lançant avec succès sa fusée Spectrum depuis la base norvégienne d’Andøya. L’alronef a atteint l’orbite terrestre, transportant cinq petits satellites et un test technologique lors de ce vol d’essai historique.
L’entreprise bavaroise Isar Aerospace a franchi une étape majeure pour l’industrie aérospatiale européenne en réussissant le premier vol orbital d’un lanceur depuis le sol européen. Le tir a eu lieu en soirée depuis le weltraumbahnhof norvégien d’Andøya, où la fusée non habitée du type Spectrum a décollé à 22 h 12 précisément. La fusée a atteint comme espéré la Erdumlaufbahn, et l’entreprise bavaroise a partagé sa joie sur le service en ligne X en déclarant : »Wir sind im Orbit! Und haben europäische Geschichte geschrieben«. Comme l’a expliqué Isar-Aerospace-Chef Daniel Metzler, le accès au l’espace reste l’un des plus grands obstacles pour l’industrie spatiale et l’architecture de sécurité nationale.
Un succès historique après de multiples reports
Ce deuxième vol d’essai couronné de succès met fin à une série de reports pour l’entreprise installée à Ottobrunn, près de Munich. Le premier essai réalisé en mars 2025 s’était soldé par une chute de la fusée après seulement 30 secondes de vol, comme le rappellent les comptes rendus de l’agence de presse allemande dpa. La Spectrum-Rakete des deutschen Herstellers Isar Aerospace est erfolgreich zu ihrem zweiten Testflug ins All gestartet, hob um 22.12 Uhr vom norwegischen Weltraumbahnhof Andøya ab, wie auf einem Livestream zu sehen war. Für diesen neuen galop d’essai, le lanceur a atteint environ quatre minutes après son envol une altitude d’environ 100 kilomètres, franchissant la ligne de Kármán qui marque la frontière conventionnelle avec l’espace, selon les indications des modérateurs lors de la retransmission en direct.
Le calendrier initial prévoyait un départ dès le mois de janvier, mais plusieurs imprévus ont jalonné les préparatifs. Doch der erste Termin wurde wegen eines defekten Ventils verschoben, beim zweiten Anlauf im März kam ein norwegischer Fischer dazwischen, der mit seinem Boot die Sicherheitszone in den Gewässern vor der Startbasis nicht rechtzeitig verlassen hatte. Im April wurden die Startvorbereitungen wegen eines leckenden Druckbehälters abgebrochen, im Juni gab es erneut ein Problem, d’après les informations recueillies par la Süddeutsche Zeitung. Isar Aerospace will in diesem Jahre weitere Starts folgen lassen, der Bau der dritten Spectrum-Rakete ist bereits weit fortgeschritten.
Une charge utile scientifique et un enjeu stratégique pour l’Europe
Als Nutzlast hatte die Spectrum-Rakete fünf wissenschaftliche Satelliten mehrerer Universitäten und ein wissenschaftliches Experiment geladen. Nach zehn Minuten riss die Videoübertragung zum Boden ab, nachdem die Rakete die maximale Reichweite der Verbindung überschritten hatte. Bei der Live-Übertragung zu sehen war unter anderem das Abstoßen der ersten Stufe. Ob auch die Satelliten erfolgreich in die Umlaufbahn ausgesetzt wurden, war nicht unmittelbar klar.

Nach Angaben von dpa ist der Erfolg des Unternehmens von strategischer Bedeutung für Europa. Die Spectrum soll nach der Serienreife zivile und militärische Satelliten in erdnahe Umlaufbahnen wenige hundert Kilometer über dem Erdboden bringen, geplant ist die Produktion von 40 Raketen im Jahr.
« Nous sommes dans l’orbite ! Et nous avons écrit l’histoire européenne. »Isar Aerospace, via le service en ligne X
Carnet de commandes et perspectives industrielles
L’entreprise emploie un peu plus de 400 personnes et a levé plus d’un demi-milliard d’euros de fonds auprès d’investisseurs. Elle bénéficie également d’un contrat de 200 millions d’euros avec l’Agence spatiale européenne dans le cadre d’un programme destiné à doper le secteur des lanceurs. Laut Unternehmen ist Isar Aerospace jetzt schon mit Aufträgen über mehrere hundert Millionen Dollar bis zum Jahr 2028 ausgebucht, obwohl die Rakete nicht serienreif ist.
Le directeur général Daniel Metzler a souligné par le passé la part croissante des demandes institutionnelles et de défense, qui représentent environ 60 pour cent des sollicitations adressées à la société. L’objectif à terme pour le site d’Ottobrunn est d’atteindre une cadence de production de 40 fusées par an afin de desservir les orbites terrestres basses pour le compte de clients civils et militaires.
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