L’Australian Competition & Consumer Commission a accordé le 4 septembre 2026 une approbation finale cruciale à Epic Games et Google pour les termes de leur règlement en Australie, fixant l’accord jusqu’en 2032 et promettant une baisse des commissions sur le Google Play Store.
L’autorité australienne de la concurrence a officiellement validé un accord charnière entre les deux géants de la technologie. Cette décision met fin à des années de tensions juridiques dans le pays au sujet des frais de service de la boutique d’applications et de l’accès à des options de paiement alternatives, selon un communiqué publié par l’Australian Competition & Consumer Commission.
Les termes de l’accord validés par l’ACCC jusqu’en 2032
Dans sa décision rendue publique le 4 septembre 2026, l’ACCC a accordé l’autorisation permettant à Google et à Epic Games de mettre en œuvre les clauses de leur compromis. Cet encadrement réglementaire restera en vigueur jusqu’au 30 septembre 2032.
Le régulateur estime que cette entente devrait générer des retombées positives directes pour le marché local. L’organisme anticipe une certitude accrue concernant la baisse des commissions pour les développeurs australiens, un recul potentiel des prix pour les consommateurs, ainsi qu’une stimulation des investissements dans la création d’applications et une intensification de la concurrence dans la distribution numérique et les solutions de paiement.
Origine du litige et contexte judiciaire international
Ce dénouement pacifique en Australie contraste fortement avec les affrontements acharnés menés par les deux sociétés dans d’autres juridictions. Le litige en Australie avait initialement pris naissance après la décision de Google de bannir le jeu à succès Fortnite de sa plateforme Play Store, suite au contournement des systèmes de paiement imposé par le studio de jeux vidéo.

Alors que l’ambiance semblait à l’apaisement avec un accord global visant à ouvrir la plateforme Android et à réduire les frais de Google Play, les procédures judiciaires ont connu des rebondissements remarqués ailleurs. Aux États-Unis, le juge fédéral James Donato avait publiquement exprimé sa perplexité face à ce rapprochement inattendu entre les deux entreprises, s’interrogeant sur les motifs de ce revirement soudain au cours d’une audience de report.
Malgré ces interrogations formulées outre-Atlantique par le tribunal américain sur le seuil juridique requis pour modifier une décision de justice, la procédure a poursuivi son cours en Australie où l’autorité de la concurrence a donné son feu vert définitif.
Perspectives pour l’écosystème mobile en Australie
Pour aller plus loin