Un prefacuľ počas osláv Slovenského národného povstania v Bratislave vyvolal diplomatickú roztržku, keď poslanec Marian Kéry údajne dostal protestnú nótu od ukrajinského veľvyslanca Myroslava Myronovyča Kastrana. Komentátor Eduard Chmelár tvrdí, že ukrajinská strana označila vyjadrenia za poburujúce a urážlivé.
La tension diplomatique monte entre Bratislava et Kiev à la suite des commémorations du soulèvement national slovaque (SNP). Selon des informations relayées par le commentateur Eduard Chmelár, le député Marian Kéry s’est vu adresser une note verbale de protestation de la part de l’ambassadeur d’Ukraine en Slovaquie, Myroslav Myronovyč Kastran.
Le discours de Marian Kéry sur la place du SNP
L’incident diplomatique trouve son origine dans l’intervention publique prononcée par Marian Kéry lors des célébrations officielles du SNP sur la place du même nom à Bratislava. Selon les informations rapportées par Eduard Chmelár, l’ambassadeur ukrainien Myroslav Myronovyč Kastran a transmis une note verbale exprimant un rázny protest
(proteste vigoureuse) contre cette allocution.
Le diplomate ukrainien a indiqué que les propos du député slovaque étaient scandaleux, incorrects et offensants, selon les informations rapportées. Eduard Chmelár rejette fermement cette lecture des événements et affirme n’avoir décelé dans le discours aucun élément susceptible de blesser la sensibilité des citoyens ukrainiens.
Les figures historiques et le rôle d’Andrij Meľnyk
Au cœur de ce différend se trouvent des interprétations divergentes de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et du rôle de personnalités nationalistes ukrainiennes. Selon l’analyse d’Eduard Chmelár, le président de la commission parlementaire des affaires étrangères a insisté sur l’activité de formations nationalistes et armées ukrainiennes qui ont opéré par le passé sur le territoire slovaque.
Eduard Chmelár a particulièrement évoqué la figure d’Andrij Meľnyk et l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). D’après ses déclarations sur les réseaux sociaux, la faction d’Andrij Meľnyk a soutenu la 14e division de grenadiers de la SS Galizien. Cette unité militaire a été déployée entre la fin de l’année 1944 et le début de 1945 dans plusieurs régions de Slovaquie, notamment à Žilina, dans les régions de Kysuce, Orava, Liptov, Turiec et dans les environs de Nitra, où elle est impliquée dans des répressions contre la population civile.
Marian Kéry, président de la commission des affaires étrangères, a déclaré qu’à l’instar de l’inacceptabilité en Slovaquie de la mise en valeur des représentants de l’État slovaque en temps de guerre tels que Jozef Tiso, Vojtech Tuka ou Alexander Mach, ces représentants ukrainiens ne devraient pas non plus être célébrés.
Des visions opposées du passé national
Le débat met en lumière un désaccord fondamental sur la manière dont Kiev et Bratislava commémorent leurs figures historiques respectives. Pour Marian Kéry, la glorification de personnages liés à la collaboration et à la violence est inacceptable, qu’il s’agisse des figures de l’État slovaque en temps de guerre ou de figures nationalistes ukrainiennes telles que Stepan Bandera, Andrij Meľnyk ou Roman Šuchevyč.
Dans ses critiques, Eduard Chmelár a également reproché au chef de la diplomatie slovaque, Juraj Blanár, de ne pas avoir adopté une position plus ferme par le passé face aux hommages rendus en Ukraine à des personnalités associées à la violence. Rappelant le statut institutionnel du Parlement, il a souligné qu’un président de commission parlementaire n’est pas subordonné au ministre des Affaires étrangères.
Par ailleurs, Marian Kéry, en tant que vice-président de l’Union slovaque des combattants antifascistes, soutient une proposition visant à élargir la législation sur la résistance antifasciste pour inclure la lutte contre les Bandéristes, une question qui fait actuellement l’objet d’un examen au sein du ministère compétent.
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