Le Programme des Nations Unies pour l’environnement a admis que la plus ambitieuse cible climatique du monde ne sera pas atteinte à court terme. Face à l’augmentation inévitable des températures, l’agence internationale a dévoilé un nouveau plan axé sur le contrôle de la période de dépassement thermique d’ici la fin du siècle.
Le constat du dépassement thermique et le rapport Limiting Overshoot
Dans un diagnostic rendu public, le Programme des Nations Unies pour l’environnement a reconnu officiellement que la cible la plus rigoureuse fixée par l’Accord de Paris — maintenir le réchauffement moyen de la planète à 1,5 °C par rapport à l’époque préindustrielle — ne pourra pas être respectée dans un avenir proche. Cette limite, considérée comme vitale pour épargner aux populations les pires bouleversements écologiques, sera temporairement dépassée.
Pour faire face à cette situation, l’organisation mondiale a publié le rapport intitulé Limiting Overshoot. Ce document trace les contours d’une stratégie inédite de gestion de ce franchissement transitoire, souvent désigné sous le terme d’overshoot, tout en traçant des trajectoires pour ramener la température globale à des niveaux acceptables d’ici la fin du XXIe siècle.
Les priorités absolues et les risques du réchauffement global
Même si le franchissement de la barre des 1,5 °C s’annonce inévitable, les experts insistent sur la nécessité absolue de contenir le point culminant de la température en deçà de 2 °C. Au-delà de 1,8 °C, la possibilité de ramener la planète sous le seuil des 1,5 °C avant la fin du siècle actuel s’avère extrêmement complexe et incertaine.
La lutte contre la crise exige en premier lieu une réduction massive et immédiate des émissions de dioxyde de carbone, de méthane et de l’ensemble des gaz à effet de serre. Les techniques d’élimination du dioxyde de carbone, qu’il s’agisse de méthodes traditionnelles comme le reboisement ou de technologies avancées de captage direct et de bioénergie, ne doivent jouer qu’un rôle de soutien et ne sauraient remplacer la diminution directe des rejets polluants.
L’urgence de l’adaptation et la protection des populations vulnérables
Le réchauffement en cours fragilise directement les milieux naturels terrestres et maritimes, réduisant leur efficacité naturelle à absorber le carbone et enclenchant de redoutables boucles de rétroaction négative. Dans ce contexte, l’agence onusienne souligne que les investissements en matière d’adaptation climatique demeurent indispensables, y compris dans les panoramas les plus favorables.
Maria Netto, directrice exécutive de l’Instituto Clima e Sociedade, a affirmé qu’avant tout, il est question de personnes, tout en soulignant que les communautés les plus pauvres et vulnérables devront faire face aux conséquences les plus graves, ce qui signifie que l’équité, le financement et la coopération internationale doivent se trouver au cœur de notre réponse, via Estadao.

Des politiques d’adaptation mal conçues ou inadaptées risquent d’engendrer des effets pervers et d’amplifier les disparités sociales et économiques. L’institution rappelle que l’abandon provisoire d’une cible ne doit en aucun cas servir de prétexte au recul politique.
Maria Netto, directrice exécutive de l’Instituto Clima e Sociedade, a déclaré que le dépassement ne peut jamais devenir un prétexte pour abandonner l’objectif de 1,5 °C, ajoutant que chaque fraction de degré importe, que chaque année où l’on parvient à réduire la période de ce dépassement importe, et que chaque investissement réalisé aujourd’hui dans l’atténuation, l’adaptation et la résilience importe, via Estadao.
Le plan met en avant la nécessité d’une gouvernance rigoureuse afin d’écarter les catastrophes irréversibles, telles que la fonte des calottes glaciaires et la hausse continue du niveau des océans, tout en garantissant une transition équitable vers la neutralité carbone.
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