Le monde financier et bancaire indien fait face à l’une des restructurations de passif les plus massives de son histoire corporative. Cette décision drastique a immédiatement suscité des réactions contrastées au sein des institutions financières et sur les réseaux sociaux.
Les chiffres vertigineux de l’accord validé par le NCLT
L’ampleur des données financières entourant ce dossier explique la surprise générale dans les milieux corporatifs.
Cette proportion conduit à ce que les professionnels de la finance qualifient de décote extrême.
Le parcours procédural et l’arbitrage du membre judiciaire
La validation de ce compromis financier n’a pas été linéaire. Dès novembre 2024, le collège des créanciers avait soutenu ce plan de redressement à une majorité de 80.814%, franchissant le seuil légal de 75% requis par le cadre réglementaire de l’IBC. Néanmoins, l’opposition de certains créanciers majeurs, parmi lesquels figurent LIC Housing, HDFC, Axis Bank, Canara Bank et Union Bank, a ralenti le processus.
Le dossier a connu un tournant institutionnel en septembre 2025 à la suite d’un partage des voix au sein de la chambre à deux juges. Saisi de l’affaire, le troisième membre judiciaire du tribunal, Nilesh Sharma, a prononcé un avis décisif en février 2026, entérinant définitivement le plan de remboursement. Les institutions bancaires opposées au projet ne pesant pas lourd dans la balance globale — moins de 20% des voix exprimées —, le tribunal a accordé sa sanction finale.