Battu 3-2 en Norvège par le club norvégien de Brann, après un match nul 1-1 à l’aller en terre grecque, le PAOK a dit adieu à la scène continentale dès les barrages de la compétition.
Un premier acte catastrophique à Bergen
L’entame de match a échappé totalement aux visiteurs grecs. Les joueurs entraînés par Alessio Lisci ont traversé la première période en spectateurs, subissant une domination territoriale écrasante des Norvégiens. La possession de balle affichait 71 % en faveur de Brann à la pause, traduisant l’impuissance totale de l’entrejeu grec.
Heureusement pour le PAOK, le portier Jiří Pavlenka a multiplié les interventions décisives pour retarder l’échéance. Il a notamment détourné un tir lointain de Seltvold à la 41e minute, après avoir vu ce même joueur trouver la transversale sur une reprise de la tête de Holm à la 21e minute. Cependant, la pression constante a fini par payer dans les arrêts de jeu du premier acte. Sur un corner botté par Castro à la 45e+3 minute, Holm a placé une tête victorieuse pour ouvrir le score, profitant d’un oubli défensif de Chatziadiakos.
Une réaction fulgurante mais insuffisante
Le début de la seconde période n’a pas offert de répit immédiat aux visiteurs. À la 56e minute, Ingason a doublé la mise pour Brann en creusant l’écart à 2-0 sur un service d’Eriksen. C’est à ce moment critique que le technicien du PAOK a opéré des choix décisifs en faisant entrer Dimitris Pelkas et Taylor à la 54e minute.
Cette double modification a redynamisé l’équipe. Ndiaye a réduit le score à 2-1 à la 63e minute après une passe en profondeur de Pelkas. Quatre minutes plus tard, à la 67e minute, Zafiris a égalisé d’une frappe limpide consécutive à une remise de la tête de Chatsidis, remettant les deux équipes à égalité sur l’ensemble des confrontations.
Le couperet du penalty en fin de rencontre
Alors que le match semblait basculer du côté grec, un fait de jeu est venu sceller le sort de la rencontre à l’approche du temps additionnel. À la 86e minute, l’arbitre anglais a désigné le point de penalty après une faute de Giannoulis sur Mathisen dans la surface. Castro s’est chargé de transformer la sentence, crucifiant le club de Thessalonique et offrant la qualification aux Norvégiens.

Cette élimination précoce marque un coup d’arrêt pour le club grec, qui se retrouve privé d’ambitions européennes dès l’été, une situation inédite depuis quatre ans. La dernière absence du PAOK sur la scène continentale à pareille époque remonte à la saison 2022-2023, lorsqu’il avait été écarté par le Levski Sofia.
L’impact financier du camouflet européen
Sur le plan économique, le bilan de cette campagne est largement en deçà des attentes initiales. Le club de Thessalonique touchera une indemnité forfaitaire d’élimination de 750.000 euros, qui s’ajoute aux 350.000 euros engrangés lors des tours préliminaires.

Ce montant est bien loin des perspectives financières qu’aurait offertes une qualification pour la phase de ligue de la compétition. Une présence dans le tableau principal aurait garanti au club des revenus de l’ordre de 3.170.000 euros. Le PAOK doit désormais tourner la page de cette désillusion estivale et concentrer ses efforts exclusifs sur les compétitions nationales.
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