Une arrivée massive de méduses a contraint le groupe EDF à mettre à l’arrêt deux réacteurs et à réduire la puissance de deux autres à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord de la France, selon des informations rapportées fin août 2026.
La plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale fait face à un nouveau bouleversement environnemental. Dans la nuit du mercredi au jeudi 27 août 2026, l’unité de production numéro 6 de la centrale nucléaire de Gravelines a été arrêtée à titre préventif.
La veille, vers 16 heures, c’est l’unité numéro 3 qui avait subit le même sort, d’après les indications communiquées par le groupe EDF. Cet arrêt d’urgence fait suite à une accumulation d’organismes marins au niveau des systèmes de filtration de la station de pompage d’eau de mer.
Une flotte de production sous tension maximale
L’impact sur l’ensemble du site est considérable. Outre les deux arrêts récents, le groupe exploite deux autres réacteurs — le numéro 1 et le numéro 2 — à puissance réduite pour des raisons préventives. Par conséquent, aucun des six réacteurs que compte le site de Gravelines ne fonctionne à son régime normal.
Le réacteur numéro 3 venait tout juste d’être reconnecté au réseau le 18 août, tout juste une semaine après une première interruption causée par un afflux similaire d’animaux gélatineux.
Des indisponibilités en cascade sur le site
D’autres tranches du site étaient déjà à l’arrêt pour des motifs distincts au moment de l’incident. Le réacteur numéro 4 demeurait immobilisé en raison d’un aléa technique consécutif au premier épisode de début août, tandis que le réacteur numéro 5 se trouvait à l’arrêt pour des opérations de maintenance programmées.
L’exploitant a toutefois tenu à rassurer le public en affirmant qu’il n’y a eu aucun impact sur la sûreté des installations.
Une récurrence estivale sous surveillance accrue
Pour contrer ces perturbations estivales, l’entreprise gérante a mis en place des dispositifs de sécurisation renforcés. Des opérations de pêche préventive et une surveillance accrue ont permis d’élever la fréquence des nettoyages des équipements situés dans la station de pompage.

Ce phénomène de prolifération sur le littoral du Nord de la France possède un caractère saisonnier bien connu, mais la récurrence de grands bancs de méduses chaque été soulève des interrogations sur l’évolution climatique de la région.
Un précédent persistant pour le parc français
Des incidents comparables s’étaient déjà produits en août 2025, contraignant l’opérateur à stopper temporairement plusieurs unités de production avant un redémarrage progressif étalé sur deux semaines.
Pour aller plus loin