Un ancien entraîneur de natation a été condamné à deux ans d’emprisonnement et trois coups de bâton pour avoir agressé sexuellement une élève de 10 ans à Singapour, selon un jugement rendu le 27 août.
Le 27 août, le juge Luke Tan a condamné Quek Yeong Kang, un entraîneur de natation de 49 ans, à deux ans d’emprisonnement et trois coups de bâton pour des agressions sexuelles répétées contre une élève de 10 ans, selon un article de Channelnewsasia. La victime, alors âgée de 12 ans, a déclaré avoir été touchée par l’entraîneur lors de trois séances en octobre 2023, en utilisant des poupées pour illustrer les faits. Le juge a rejeté les affirmations de Quek, qui a affirmé que la victime avait inventé les allégations pour changer d’entraîneur.
Les faits de l’affaire
La victime, qui suivait des cours de natation avec sa sœur, son frère et six autres élèves, a raconté que Quek l’avait touchée à plusieurs reprises après avoir nagé. Selon son témoignage, elle a signalé les faits à son frère et à son père, qui ont contacté l’entraîneur via un appel en conférence. Le père a déclaré que Quek ne répondait pas et bégayait lors de l’interrogatoire. Des élèves ont également témoigné avoir observé des contacts inappropriés, comme des chatouilles, pendant les cours.
Quek a nié les faits, affirmant que « c’était presque impossible » de toucher la victime en raison de leur différence de taille. Il a expliqué qu’il évitait de toucher les parties intimes des élèves, mais a admis avoir touché le dos de la victime lors de séances. Le juge a rejeté ses affirmations, soulignant que les témoignages des élèves et la déposition de la victime étaient crédibles.
Un autre cas de pédophilie dans le sport
Les faits ont eu lieu à partir de 2012, avec des actes commis dans les douches du complexe de natation et dans sa voiture. Tan a plaidé coupable de cinq charges, dont une agression sexuelle par pénétration et des outrage à la pudeur aggravé.
La victime, qui a déclaré avoir été abusée pendant plusieurs années, a affirmé que Tan l’avait convaincu de rester après les cours pour nager des longueurs supplémentaires. Le juge a noté que Tan avait gagné la confiance de la famille en offrant des cadeaux et en l’emmenant à des sorties. Le procureur a présenté un rapport psychiatrique indiquant que Tan souffrait d’un trouble pédophile, tandis que son avocate a souligné sa profonde repentance.
Réactions et implications
Les deux cas illustrent les risques liés à la confiance accordée aux entraîneurs, en particulier dans des environnements où les contacts physiques sont fréquents. Les deux condamnations soulignent également l’importance des témoignages des victimes, qui ont permis de dénoncer ces actes.
La victime de Tan Kim Seng a été suivie par un psychiatre, qui a confirmé qu’elle souffrait de troubles dépressifs et de stress post-traumatique. Le juge a souligné que les condamnations étaient des messages clairs contre les abus sexuels dans le sport.
Je ne pensais pas que cela arriverait à moi, mais je suis contente d’avoir parlé, a déclaré la victime de Quek Yeong Kang, selon Channelnewsasia. Victime, témoignage au tribunal
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