Le 26 août 2026, lors d’une réunion avec les dirigeants de Hô-Chi-Minh-Ville, les investisseurs technologiques ont demandé à la municipalité d’éviter d’imposer la construction de leurs propres usines. Les autorités ont également annoncé un plan pour soutenir 200 PME dans leur transformation numérique cette même année.
La municipalité d’Hô-Chi-Minh-Ville a accueilli une série de discussions stratégiques le 26 août 2026, réunissant le président du Comité populaire de la ville, Nguyen Van Duoc, ainsi que des investisseurs nationaux et internationaux. L’objectif affiché de ces échanges était de définir les orientations pour la construction du futur Centre de développement des technologies stratégiques de la métropole. Toutefois, au-delà de cette vision à long terme, les acteurs économiques ont rapidement recentré les débats sur les obstacles opérationnels immédiats qui freinent l’implantation de projets de haute technologie.
Les exigences des investisseurs face au défi des infrastructures
Lors des discussions, les représentants du secteur privé ont exprimé des attentes précises concernant la rapidité d’installation. Les investisseurs stratégiques en technologie ne se considèrent pas comme des promoteurs immobiliers ou des entreprises de construction, et leur objectif principal est de pouvoir lancer leurs activités de recherche et développement dès leur arrivée dans le pays.
Selon les données recueillies, obliger les entreprises à recevoir des terrains nus pour y bâtir elles-mêmes leurs usines et leurs laboratoires engendre un retard estimé de trois à quatre ans, ce qui risque de compromettre leurs plans commerciaux. Pour répondre à cette contrainte, Tran Thanh Hai, vice-président directeur en charge des investissements en énergie, technologie et infrastructure chez VinaCapital, a suggéré que la ville s’appuie sur des développeurs d’infrastructures professionnelles capables de préparer le terrain en amont.
Tran Thanh Hai, vice-président directeur en charge des investissements en énergie, technologie et infrastructure chez VinaCapital, a précisé qu’en particulier, de nombreux investisseurs stratégiques dans les hautes technologies indiquent qu’ils ne sont pas des investisseurs immobiliers ou des professionnels de la construction, si bien que lorsqu’ils amènent du personnel au Vietnam, leur souhait est d’effectuer de la recherche et de concevoir des produits immédiatement, tandis que le fait que les autorités remettent des terrains viabilisés tout en exigeant des entreprises qu’elles construisent elles-mêmes leurs ateliers et laboratoires ferait perdre de trois à quatre ans, compromettant l’ensemble des plans commerciaux des investisseurs.
Dans cette optique, les recommandations s’orientent vers la mise en place de bureaux et de laboratoires partagés prêts à l’emploi. De plus, il a été conseillé à la ville de spécialiser le site de 50 hectares prévu pour le futur pôle technologique entièrement sur la recherche et le développement ainsi que sur l’innovation, plutôt que sur la production de masse, laquelle requiert des superficies foncières disproportionnées.
Blocages administratifs et appels à un guichet unique effectif
Malgré les efforts déployés pour moderniser l’environnement des affaires, les procédures administratives entre l’obtention de la licence d’investissement et le lancement réel des opérations continuent de peser sur les entreprises. Nguyen Thi Quyen, représentant la société BESI Việt Nam, a fait part des difficultés rencontrées par son organisation en dépit de l’obtention d’un statut de projet d’investissement spécial incluant des exonérations de loyer foncier au sein du parc de haute technologie de la ville.
Nguyen Thi Quyen, représentant la société BESI Việt Nam, a affirmé qu’ils souhaitent vivement s’acquitter des frais d’indemnisation pour le dégagement du site afin de mettre en œuvre le projet dans les plus brefs délais.
En réponse à ces retards liés à la coordination entre différentes agences administratives, le président du Comité populaire de la ville, Nguyen Van Duoc, a ordonné à la gestion du parc de haute technologie de résoudre la situation rapidement, en insistant sur la nécessité d’instaurer un fonctionnement consistant à entrer et à travailler immédiatement ainsi qu’un véritable guichet unique.
Le plan de transformation numérique pour les petites et moyennes entreprises
Parallèlement aux discussions sur les grandes infrastructures technologiques, Hô-Chi-Minh-Ville a officialisé son plan pour l’année 2026 visant à soutenir environ 200 entreprises de taille petite et moyenne dans la construction de modèles de transformation numérique complète. Ce programme est piloté par le Service des sciences et des technologies, tandis que le Service des finances coordonne l’allocation des ressources budgétaires nécessaires.

Les axes principaux de cette initiative comprennent le déploiement d’un outil d’évaluation de la maturité numérique, la création d’une carte géographique numérique des entreprises classées par secteur, ainsi que l’extension de la couverture des réseaux 5G dans les zones industrielles et les parcs de haute technologie. De plus, une plateforme de données ouvertes sera mise en place pour fluidifier l’accès à l’information dans la logistique, l’agriculture et la finance.
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