Iran : Massoud Pezeshkian réclame la fin du conflit avec Washington

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé le 21 août qu’il était temps de mettre fin à la guerre avec les États-Unis, Téhéran étant selon lui en position de force face à Washington, alors que les tensions persistent autour du détroit d’Ormuz et que les États-Unis renforcent leurs sanctions économiques.

Alors que l’Iran et les États-Unis traversent une phase de confrontation marquée par de nouvelles sanctions économiques, le chef de l’État iranien a estimé qu’il valait mieux mettre fin à la guerre maintenant, d’après les déclarations rapportées lors d’une rencontre avec des médecins. Massoud Pezeshkian a affirmé qu’il était temps de mettre fin à la guerre avec les États-Unis, Téhéran étant selon lui en position de force face à Washington.

Atacan a 2 petroleros de Emiratos en el estrecho

«Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les États-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu’ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré.

Le statut des négociations et la fermeture du détroit d’Ormuz

Malgré l’arrêt récent des combats entre les deux nations, le gouvernement iranien a tenu à clarifier la nature de ses échanges diplomatiques. «À l’heure actuelle, nous ne sommes engagés dans aucune négociation avec les États-Unis», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. La diplomatie iranienne a affirmé le lundi 27 juillet qu’elle ne menait actuellement aucune négociation avec les États-Unis, malgré l’arrêt récent des combats entre les deux pays. «Des médiateurs peuvent nous transmettre des messages de la part des Américains concernant les évolutions actuelles dans la région. Mais à l’heure actuelle, nous ne sommes engagés dans aucune négociation avec les États-Unis», a précisé Esmaïl Baghaï. «Les affirmations selon lesquelles l’Iran aurait demandé des négociations sont des inventions que la partie adverse diffuse de temps à autre», a-t-il ajouté.

l'Iran veut mettre fin au conflit avec les États-Unis

Les hostilités ont repris entre les deux pays le 7 juillet, sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz, de nouveau verrouillé par l’Iran depuis. Les affrontements ont toutefois cessé, Washington ayant dit dimanche vouloir laisser une chance à la diplomatie. «Ce que fait le président en ce moment, (…) c’est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent», a assuré dimanche l’ambassadeur américain à l’ONU Mike Waltz dans des médias américains, tout en soulignant que Donald Trump n’avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique en gardant toutes les options sur la table. Lundi, Esmaïl Baghaï a critiqué les États-Unis, estimant que leur comportement ces dernières années «s’apparente à celui d’une organisation mafieuse qui ne respecte ni les règles, ni les lois» et affirmant que tant que les États-Unis continueraient ainsi, l’émergence d’un processus raisonnable serait compromise.

Sur le terrain maritime, le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de tension, les désaccords sur la gestion de cette voie maritime ayant fortement fragilisé le protocole d’accord signé le 17 juin. L’Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième État riverain. Esmaïl Baghaï a affirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans les récentes discussions avec Oman, soulignant qu’il s’agit d’une affaire bilatérale entre l’Iran et Oman qui se poursuit. La voie maritime, cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures, reste fermée selon le porte-parole. Les vice-ministres des Affaires étrangères iranien et omanais se sont réunis vendredi et samedi pour discuter des principes communs et des mécanismes opérationnels destinés à garantir la sécurité de la navigation. Ces derniers jours, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, ont stoppé plusieurs navires, dont six plus tôt lundi, qui tentaient de franchir le détroit en dehors de l’itinéraire autorisé par la République islamique.

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Par ailleurs, deux petroleros propiedad de ADNOC, la compañía estatal de petróleo y gas de Abu Dabi, fueron atacados el jueves por la noche mientras transitaban por el estrecho de Ormuz, según informó la empresa, agregando que el ataque no causó heridos y que la situación ha sido controlada. La Agencia de Operaciones de Comercio Marítimo (UKMTO) declaró que dos embarcaciones sufrieron daños menores al ser atacadas por drones mientras navegaban por el estrecho. El Ministerio de Exteriores emiratí responsabilizó a Irán de la flagrante violación de los principios de libertad de navegación de Naciones Unidas, manifestando que atacar el transporte marítimo comercial y utilizar el estrecho de Ormuz como una herramienta de coerción económica o chantaje representa actos de piratería por parte de la Guardia Revolucionaria de Irán. Irán no respondió a estas acusaciones.

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Photo: lefigaro.fr

Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de terrorisme économique et de crimes contre l’humanité, après l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran. «Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d’être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a promis jeudi que Washington ferait s’effondrer le régime iranien avec la campagne de sanctions annoncée, près de six mois après le début de la guerre.

Cette escalade financière suscite des réactions contrastées sur la scène internationale. La Chine a également critiqué cette initiative, estimant que les sanctions et la pression américaines ne permettraient pas de résoudre le conflit au Moyen-Orient. Washington avait auparavant appelé d’autres gouvernements, notamment Pékin, à participer aux efforts visant à isoler l’économie iranienne.

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