Développé par des étudiants de la Clemson University avec le soutien de constructeurs et d’instituts de recherche, le prototype de coupé solaire Deep Orange 17, baptisé « Luminetta », produit davantage d’énergie qu’il n’en consomme lors des trajets quotidiens grâce à plus de 1 700 cellules photovoltaïques intégrées à sa carrosserie ultra-légère.
Un véhicule électrique capable de générer plus d’électricité qu’il n’en dépense au quotidien ne relève plus seulement de la théorie. Des étudiants de la N TV dans l’État de South Carolina ont mis au point un prototype novateur, dessiné pour repousser les limites de l’efficacité énergétique sans dépendre exclusivement des bornes de recharge publiques.
Une carrosserie recouverte de plus de 1 700 cellules solaires
Le projet, mené sur une période de deux ans par 16 étudiants en master dans le cadre du programme de formation de l’établissement, intègre plus de 1 700 cellules photovoltaïques directement sur les surfaces extérieures du véhicule. Ces modules captent la lumière du soleil aussi bien pendant les déplacements qu’au moment du stationnement.
Pour concevoir ces capteurs, les équipes ont collaboré avec le Fraunhofer-Institut für Solare Energiesysteme ISE. Les panneaux solaires ont ainsi été élaborés pour continuer à alimenter la batterie de traction même en cas de verschattung partielle. Une feuille de protection spéciale, appliquée par un procédé laser, protège l’ensemble tout en conférant à la carrosserie sa teinte orangée distinctive.
Un bilan énergétique positif validé par simulation
Pour mesurer la viabilité du concept, les concepteurs se sont basés sur un scénario d’utilisation urbaine typique. En retenant une distance de pendulage quotidienne de 20 kilomètres et en simulant l’ensoleillement à Greenville, Francfort, Madrid et Bombay, l’agence de recherche et les étudiants ont constaté qu’une telle configuration produit, en moyenne, assez d’énergie excédentaire pour parcourir 50 kilomètres supplémentaires.
Ce surplus théorique permettrait d’envisager une utilisation en autonomie énergétique vis-à-vis des infrastructures de charge classiques, ou même de réinjecter le courant excédentaire dans un réseau domestique. Toutefois, la presse spécialisée rappelle que ce bilan positif dépend étroitement de conditions extérieures variables, telles que la météo, la saison et la position de stationnement du véhicule.
Le défi de la légèreté et l’inspiration du kofferfisch
Si la Luminetta parvient à afficher des résultats aussi flatteurs avec un accumulateur de taille modeste, c’est avant tout grâce à sa masse contenue. Le véhicule pèse à peine 550 kilogrammes, soit une fraction du poids des voitures électriques conventionnelles actuelles.
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Cette performance s’explique par l’utilisation d’un châssis mixte mariant de l’acier pour l’habitacle, de l’aluminium, des éléments en fibre de carbone et des raccords métalliques imprimés en 3D. Côté design, la silhouette s’inspire de la forme aérodynamique du kofferfisch, un poisson dont la morphologie autorise un volume intérieur habitable tout en maintenant une résistance à l’air minimale.
Perspectives industrielles et présentation prévue
Les initiateurs du projet soulignent que ce prototype n’a pas vocation à préfigurer directement un modèle de série commercialisé en concession. Il s’agit d’un travail exploratoire destiné à démontrer le potentiel d’intégration des technologies photovoltaïques dans la construction automobile.

Le constructeur automobile allemand est intervenu en tant que partenaire industriel dès l’automne 2024, incitant les équipes à concevoir un véhicule capable de générer plus d’énergie que ses besoins quotidiens.
Les recherches doivent se poursuivre au Clemson University Center for Automotive Research.
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