La campagne militaire en cours entre l’Ukraine et la Russie connaît une escalade marquée par l’intensification des attaques de part et d’autre de la ligne de front. L’Ukraine a revendiqué des frappes d’envergure visant des infrastructures énergétiques et logistiques profondes en territoire russe, touchant notamment des raffineries à des distances considérables. Dans le même temps, les forces russes poursuivent leurs bombardements contre les réseaux de transport et les centres urbains ukrainiens.
Frappes ukrainiennes en profondeur et riposte aérienne de Moscou
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les résultats de ces opérations à longue portée. Selon les informations rapportées, une raffinerie située en Bachkirie, à plus de 1300 km du front, a été touchée, de même qu’une installation similaire dans la région de Iaroslavl, à 700 km des zones de combat. Volodymyr Zelensky a également indiqué que des actions menées en mer Caspienne avaient atteint des navires utilisés pour le transport de matériel militaire impliquant l’Iran, ainsi qu’un navire de guerre.
Face à cette offensive de drones, le ministère de la défense russe a fait état d’interceptions massives. Ces retombées d’appareils abattus ont provoqué des dégâts matériels, notamment sur un centre logistique du géant du commerce en ligne Wildberries dans la région de Tver, ainsi que des incendies de habitations à Iaroslavl.
Victimes civiles et tensions dans les infrastructures régionales
Les frappes sur le territoire russe ont également endeuillé certaines régions frontalières ou intérieures. Le gouverneur de la région de Saratov a confirmé le décès de deux personnes à la suite d’une attaque de drone. Parallèlement, la plateforme de commerce en ligne Wildberries fait face à des perturbations récurrentes, avec une vingtaine de ses sites ciblés depuis la mi-juillet à travers la Russie et en Crimée.
En territoire ukrainien, la violence des frappes russes ne faiblit pas. Des attaques de drones ont coûté la vie à deux hommes à la gare de Lozova, dans la région de Kharkiv. En mer Noire, un navire vraquier battant pavillon de la Guinée-Bissau et transportant du blé ukrainien a été touché par un tir russe, provoquant un incendie à bord et faisant un mort selon les autorités d’Odessa. À Kiev et dans sa région, une attaque de missiles balistiques a en outre causé la mort d’au moins dix personnes.
La stratégie des destructions de ponts et l’enlisement du front
Au-delà des attaques aériennes sur les sites industriels et énergétiques, les deux belligérants mènent une campagne systématique contre les ponts et les voies de communication.

Du côté russe, les forces engagées autour de Kostiantynivka ont recouru à la destruction de ponts pour freiner le ravitaillement ukrainien, tandis que des bombes planantes FAB-500 ont été employées pour raser des ponts routiers dans les régions de Sumy et de Kherson. En réponse, l’armée ukrainienne a multiplié les frappes sur les ponts stratégiques des zones contrôlées par Moscou, ciblant notamment les ouvrages de Chonhar, Henichesk, Stylovyi, Armyansk et l’est de Vorona.

Cette multiplication des frappes ciblées sur les infrastructures de transport de part et d’autre témoigne d’un conflit qui s’inscrit dans la durée. Alors que la situation sur le front terrestre dans l’est industriel de l’Ukraine évolue lentement et que les efforts diplomatiques menés par les États-Unis demeurent au point mort, les deux camps continuent de miser sur l’attrition logistique pour saper les capacités de résistance de leur adversaire.
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