La NASA et des équipes scientifiques internationales se préparent à une campagne sans précédent pour observer l’éclipse totale du Soleil du 12 août 2026. Des jets à haute altitude, des dizaines de ballons stratosphériques et des avions affrétés s’élanceront pour étudier la couronne solaire et les variations atmosphériques au-dessus du Groenland, de l’Islande et de l’Espagne.
Alors que la silhouette sombre de la Lune s’apprête à balayer l’hémisphère nord à plus de 5 000 miles per hour, les agences spatiales et les chercheurs s’organisent pour tirer le meilleur parti de ces quelques minutes de pénombre. L’événement astronomique du 12 août 2026 offrirez une trajectoire singulière qui touchera le Groenland, frôlera l’Islande et traversera l’Espagne, plongeant des régions entières dans une obscurité temporaire selon l’agence spatiale américaine.
Une course aérienne sous l’ombre lunaire avec la NASA et l’Islande
Des scientifiques de la NASA s’installeront en Islande pour mener ce qui est présenté comme un projet de recherche important. Cet appareil pourchassera l’ombre de la Lune pour prolonger le temps d’observation et photographier la couronne solaire.

L’appareil embarquera l’instrument SAMI (SCIFLI Multispectral Airborne Imager), développé par l’équipe SCIFLI du centre de recherche Langley de la NASA en Virginie. Grâce à son altitude de vol, l’instrument pourra capturer des longueurs d’onde infrarouges qui sont normalement absorbées par la basse atmosphère avant d’atteindre le sol.

Amir Caspi, chercheur principal au Southwest Research Institute, a indiqué via NASA et Forbes que le Soleil change constamment, que chaque éclipse est différente et que nous pourrions ainsi observer des phénomènes inédits tout en apprenant de chaque éclipse à mieux observer la suivante.
Kelly Korreck, directrice du programme des éclipses à la NASA, a souligné via The Times of India que depuis notre perspective unique sur Terre lors d’une éclipse solaire totale, les scientifiques peuvent étudier la couronne du Soleil d’une manière impossible depuis n’importe quel autre endroit du système solaire.
Quatre-vingt-six ballons stratosphériques pour sonder l’atmosphère
Ces ballons, en partie pris en charge par le projet conjoint de ballons d’éclipse piloté par des étudiants universitaires américains, examineront comment la disparition soudaine de la lumière solaire perturbe la couche limite de l’atmosphère terrestre.
Une visibilité partielle en Amérique du Nord et des perspectives européennes
Tandis que le spectacle total ne sera visible que le long d’une bande étroite traversant le Groenland, l’Islande et l’Espagne, une grande partie de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de l’Amérique du Nord profitera d’une éclipse partielle selon les prévisions de la NASA. Aux États-Unis, des régions s’étendant de l’Alaska à la Caroline du Nord apercevront une fraction du Soleil masquée.
Pour le grand public ne voyageant pas vers le cercle polaire ou la péninsule ibérique, l’agence spatiale américaine retransmettra l’intégralité du phénomène en direct sur ses canaux numériques dès 13 h 15 heure de l’Est le 12 août confirme le calendrier de diffusion de la NASA.
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