Ce projet vise à renouveler la dissuasion nucléaire et à soutenir 47 000 emplois et contrats d’apprentissage à travers le Royaume-Uni d’ici la décennie 2030.
Le Premier ministre a déclaré que la sécurité ne dépend pas seulement de ce que l’on construit, mais aussi de qui le construit et de qui en bénéficie, soulignant la portée sociale et industrielle du chantier, selon les sources.
Le financement des sous-marins Dreadnought et la relève de la classe Vanguard
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Les submersibles de classe Dreadnought sont conçus pour remplacer les quatre bâtiments de classe Vanguard actuellement en service depuis 1992, qui transportent les missiles Trident assurant la dissuasion nucléaire du pays. Le calendrier officiel prévoit le retrait des sous-marins Vanguard au cours des années 2030, période durant laquelle les nouveaux Dreadnoughts entreront en service.
Ce projet de grande envergure s’inscrit dans un processus de long terme. Lancé initialement en 2006 par le Premier ministre de l’époque Tony Blair, il a franchi une étape institutionnelle importante en 2016 lorsque les députés ont formellement approuvé la construction des engins.
Cette affectation budgétaire était déjà planifiée et figurait dans le Plan d’investissement de défense publié dans les derniers jours de l’administration de Sir Keir Starmer. Ce plan dégage un montant global de £63,6bn sur les quatre prochaines années pour l’Enterprise nucléaire de défense. La majeure partie de cette somme, soit £47bn, sera allouée au maintien en condition opérationnelle des submersibles actuels, à la poursuite du programme Dreadnought, à l’amorçage des réflexions pour la relève de ces derniers d’ici 30 ans, à la construction d’autres sous-marins ainsi qu’à la modernisation des docks navals et des sites de fabrication britanniques, d’après les précisions des sources.
Retombées sur l’emploi à Barrow-in-Furness et débats sur les dépenses militaires
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Le chef du gouvernement met en avant la dimension économique des dépenses de défense. Andy Burnham a affirmé que les sous-marins produits à Barrow protégeraient la Grande-Bretagne pour les décennies à venir et que les 47 000 emplois et contrats d’apprentissage changeraient des vies tant dans cette ville que dans des dizaines d’autres lieux similaires, cité par les sources. Le gouvernement évalue à 47 000 le nombre d’emplois britanniques actuellement soutenus par la défense nucléaire, un effectif qui pourrait atteindre 65 000 postes d’ici 2030, incluant 22 000 contrats d’apprentissage à l’horizon 2035.
Ces annonces suscitent toutefois des réactions contrastées au sein de la classe politique britannique. James Cartlidge, secrétaire fantôme à la Défense pour le Parti conservateur, a salué les avancées du programme de sous-marins mais a reproché au gouvernement de ne pas s’engager clairement sur le financement global de la défense. Andy Burnham a pour sa part manifesté son intention de respecter les engagements du pays en matière de dépenses militaires, incluant l’objectif de l’OTAN d’allouer un pourcentage de son revenu national d’ici 2035.
D’autres pressions s’exercent autour de l’objectif d’élever le budget de la défense à un autre seuil du PIB. John Healey, ancien secrétaire à la Défense sous la direction de Sir Keir Starmer, avait démissionné en raison de désaccords sur l’absence de calendrier précis pour atteindre ce seuil. Devenu chancelier, John Healey partage désormais avec le Premier ministre la tâche délicate de réunir les fonds nécessaires pour honorer ces promesses budgétaires.
Critiques des partis d’opposition et nouvelles exigences de marchés publics
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Du côté des formations d’opposition, les avis divergent sur la stratégie adoptée. James MacCleary, porte-parole des Libéraux-démocrates pour la défense, a plaidé pour l’émission d’obligations de défense afin de mobiliser des financements dédiés à la reconstruction des capacités militaires globales. Danny Kruger, représentant de Reform UK, a qualifié l’annonce de plan de dépenses réchauffé estimant qu’elle ne répond pas aux difficultés du programme nucléaire, rapporte les sources.
Danny Kruger, représentant de Reform UK, a estimé que si le Premier ministre se souciait réellement de la sécurité de la Grande-Bretagne et de la capacité des forces armées à rester au niveau de leurs alliés, il s’engagerait à augmenter significativement les dépenses et à réformer totalement tant la passation des marchés que l’entreprise nucléaire.
À gauche, Ellie Chowns, leader du Parti vert à Westminster, a exprimé son désaccord face à l’allocation de milliards de livres dans l’armement nucléaire, estimant que l’exécutif ne doit pas présenter le financement des armes nucléaires comme la meilleure méthode pour générer de l’emploi.
En parallèle, le gouvernement entend modifier les critères d’attribution des contrats publics pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Interrogé sur le podcast Jimmy’s Jobs of the Future
, le Premier ministre a indiqué que les processus de passation des marchés publics intégreront un poids plus important en faveur de la valeur sociale, en privilégiant les entreprises proposant des stages de découverte de 45 jours. Cette mesure s’inspire de l’expérience menée par Andy Burnham lorsqu’il occupait les fonctions de maire du Grand Manchester, bien que les détails sur la mise en œuvre concrète et le calendrier de déploiement par les entreprises restent à préciser.
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