Andy Burnham : Le Niesr Avertit Qu’il n’y a Aucune Marge pour l’Emprunt

Le Premier ministre Andy Burnham fait face à de sévères pressions budgétaires, un important organisme de recherche avertissant qu’il n’existe aucune marge de manœuvre pour accroître l’emprunt public afin de financer ses récentes promesses, tandis que le think tank de Tony Blair le met en garde contre une hausse de l’impôt sur les plus-values.

Les premiers pas d’Andy Burnham à la tête du gouvernement britannique se heurtent déjà à la dure réalité des comptes publics. Alors que le Premier ministre a multiplié les annonces depuis son accession au pouvoir, notamment pour réduire les factures d’électricité et ramener le plafond du tarif des bus à deux livres dans la plupart des régions d’Angleterre, les avertissements se multiplient concernant le financement de ces mesures.

L’avertissement du Niesr sur l’emprunt et les arbitrages budgétaires

Le National Institute of Economic and Social Research (Niesr) a préconisé des choix drastiques, estimant que la situation économique actuelle ne laisse aucune marge pour alourdir la dette. Stephen Millard, directeur adjoint de la macroéconomie au sein du think tank, a résumé la situation en déclarant qu’il n’y avait manifestement aucune marge pour augmenter les emprunts et qu’il s’agissait donc d’une question de choix.

Face à l’obligation de maintenir l’engagement du manifeste travailliste de ne pas alourdir la fiscalité des travailleurs (ce qui exclut l’impôt sur le revenu, la TVA et les cotisations sociales), le gouvernement pourrait devoir se tourner vers des réformes structurelles. Stephen Millard a suggéré de cibler la facture sociale des prestations, la revalorisation de la triple garantie des retraites, ou encore d’envisager une réforme de la taxe d’habitation vers un impôt sur la valeur foncière, voire de supprimer certaines exonérations de TVA.

Stephen Millard, directeur adjoint de la macroéconomie du Niesr, a déclaré qu’une fois tout cela fait, il craint qu’il ne soit contraint de rompre la promesse du manifeste et d’examiner le taux de l’impôt sur le revenu.

La mise en garde du Tony Blair Institute contre la fiscalité du capital

Sur un autre front économique, le think tank de Sir Tony Blair est intervenu pour dissuader le gouvernement d’alourdir la fiscalité des investissements. The Tony Blair Institute for Global Change a ainsi mis en garde le locataire de Downing Street contre la tentation de taxer notre prospérité à travers une hausse de l’impôt sur les gains en capital.

L’impôt sur les plus-values s’applique aux profits dégagés lors de la vente d’actifs ou de placements, tels que des actions ou des résidences secondaires. Actuellement, un abattement de 3 000 livres s’applique avant toute imposition, le surplus étant taxé entre des taux variables. Aligner ce prélèvement sur les tranches de l’impôt sur le revenu (qui s’échelonnent à des taux applicables aux contribuables) permettrait certes de récolter 12 milliards de livres par an, selon le Centre for the Analysis of Taxation.

Cependant, Guy Ward-Jackson, analyste senior au sein de l’institut de l’ancien Premier ministre, a souligné dans les colonnes de The Telegraph que cette orientation pénaliserait l’esprit d’entreprise au moment où le Royaume-Uni cherche à attirer les talents et les capitaux, affirmant que pendant que tout le monde s’efforce d’attirer les talents entrepreneuriaux, nous les pénaliserions et nous appauvririons par conséquent.

Perspectives d’inflation et trajectoire de la dette selon le Niesr

Les contraintes budgétaires s’exercent dans un contexte macroéconomique difficile.

Burnham’s Speech Offers Hope To The British People | Think Tank Chief

Le think tank n’anticipe aucune détente monétaire de la part de l’institution centrale avant 2028. David Aikman, directeur du Niesr, a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des finances publiques, déclarant que treading water is not enough pour empêcher le ratio de la dette nationale de continuer à croître à la suite des chocs successifs essuyés au cours de ce siècle.

De son côté, le Trésor a réaffirmé sa volonté de maintenir la discipline budgétaire tout en finançant les services essentiels. Un porte-parole ministériel a affirmé que la discipline budgétaire est le socle de la stabilité économique et de la sécurité nationale, confirmant que l’exécutif entend respecter ses règles budgétaires strictes.

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