Un programme de recherche international dirigé par le Murdoch Children’s Research Institute a révélé que des doses fractionnées de rappels contre le COVID-19 offrent une protection immunitaire comparable aux doses complètes pendant deux ans.
L’efficacité des rappels contre le COVID-19 ne dépendrait pas nécessairement de l’administration d’une dose standard complète. Des essais cliniques randomisés menés en Australie, en Indonésie et en Mongolie démontrent que des doses fractionnées produisent des réponses immunitaires cellulaires et anticorporelles durables, restant comparables aux doses complètes jusqu’à 24 mois après l’injection.
L’investissement de la CEPI et les résultats du Murdoch Children’s Research Institute
Le programme, dont le coût est estimé à 17,6 millions de dollars, a été soutenu par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI).
Les chercheurs ont observé que si les doses fractionnées génèrent des réponses immunitaires légèrement inférieures immédiatement après la vaccination, cet écart se réduit avec le temps.
« Bien que les infections au COVID aient considérablement diminué ces dernières années, ces informations sur l’économie des doses pourraient être extrêmement bénéfiques pour orienter les politiques de santé nationales concernant les doses de rappel » Dr Amol Chaudhari, responsable du développement clinique à la CEPI
Optimisation des ressources et équité vaccinale
Cette stratégie de « dose-sparing » permettrait aux autorités sanitaires de vacciner davantage de personnes avec un volume de doses identique. Selon le Dr Nadia Mazarakis du Murdoch Children’s Research Institute (MCRI), cette approche est cruciale pour les pays à bas revenus où les ressources sont limitées.
L’impact ne se limite pas au COVID-19. Le professeur Paul Licciardi du MCRI précise que ces données pourraient servir de modèle pour combattre d’autres agents pathogènes émergents, tels que le hantavirus, Ebola ou la variole du singe (mpox).
L’impact de la vaccination sur le COVID long chez les enfants
Parallèlement à la question du dosage, la vaccination joue un rôle protecteur contre les séquelles prolongées. Une étude dirigée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis a analysé 622 enfants âgés de 5 à 17 ans infectés par le variant Omicron. Les résultats, publiés dans JAMA Network Open, indiquent que la vaccination à l’ARNm est associée à une réduction du risque de développer un COVID long.

| Symptômes de COVID long (PCC) | Réduction du risque chez les enfants vaccinés |
|---|---|
| Au moins un symptôme | 57 % |
| Deux symptômes ou plus | 73 % |
Les chercheurs notent que même si les enfants présentent généralement des symptômes légers, le COVID long peut être débilitant et entraîner un absentéisme scolaire.
Nouvelles pistes : localisation de l’injection et syndromes post-vaccinaux
D’autres recherches explorent la précision de l’administration des doses. Une étude publiée dans Cell en 2025 suggère que recevoir un rappel dans le même bras que la dose initiale (vaccination ipsilatérale) déclenche une activation immunitaire plus rapide.

Cependant, la recherche s’intéresse également aux effets indésirables rares. En analysant des échantillons sanguins de 42 participants souffrant de PVS, les chercheurs ont détecté chez certains d’entre eux des niveaux plus élevés de protéine Spike que chez le groupe témoin, même sans preuve d’infection préalable.
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