L’intégration de plantes comme l’Aloe Vera et le lierre dans la chambre peut améliorer la qualité de l’air et réduire le stress, selon des données basées sur une étude de la NASA. Bien que leur efficacité dans des espaces ouverts soit discutée, certaines variétés favorisent la production d’oxygène nocturne et régulent l’humidité.
L’idée d’introduire un coin de nature dans l’espace de repos ne relève pas seulement de l’esthétique. L’utilisation de plantes d’intérieur pour réduire le stress et la nervosité est soutenue par des observations scientifiques. En éliminant certains polluants atmosphériques, ces végétaux contribueraient à un meilleur bien-être général et à une amélioration de la qualité du sommeil.
L’héritage de la NASA et la filtration des polluants
La base scientifique de cette tendance remonte à une étude de la NASA datant de 1989. À l’époque, l’agence spatiale américaine cherchait des solutions pour purifier l’air des stations spatiales. Les résultats ont démontré que certaines plantes ne se contentent pas de libérer de l’oxygène, mais filtrent activement des composés toxiques comme le benzol, le formaldéhyde et le trichlorethylène.
Certaines espèces se distinguent par leur capacité de nettoyage rapide.
Sélection végétale : Aloe Vera, Palmier Areca et Sansevieria
Toutes les plantes n’ont pas le même impact sur l’environnement nocturne. Alors que la majorité des végétaux consomment de l’oxygène la nuit, certaines variétés maintiennent une production d’oxygène ou régulent l’humidité, facilitant ainsi la respiration profonde et l’endormissement.
- Aloe Vera : Reconnue pour filtrer le formaldéhyde, elle aide à lutter contre l’insomnie et assure une saturation durable de l’air en oxygène.
- Palmier Areca : En augmentant l’humidité ambiante, il est recommandé pour ceux qui sont sujets aux rhumes.
- Sansevieria (Bogenhanf) et Plante Ours : Ces variétés sont valorisées car elles produisent de l’oxygène même durant la nuit.
- Ficus Benjamini : Identifié comme efficace contre les polluants provenant des tapis et des meubles, notamment le trichlorethylène.
Pour les besoins plus spécifiques, les orchidées comme la Phalaenopsis ont montré, lors des expériences de la NASA, une capacité à filtrer les xylols et les tuluols.
Les réserves des experts et les risques pour les allergiques
L’enthousiasme autour des plantes ne fait pas l’unanimité totale chez les spécialistes de la santé. Le Dr Hans Günter Weeß conseille de ne pas surévaluer l’effet des plantes dans la chambre, suggérant de se limiter à une ou deux unités pour ceux qui apprécient leur présence.
Le expert du sommeil Dr Hans Günter Weeß estime qu’il ne faut pas surévaluer l’effet des plantes dans la chambre et précise que ceux qui s’y sentent bien peuvent tout à fait y placer une ou deux plantes, tout en avertissant que certaines variétés consomment beaucoup d’oxygène la nuit et ne devraient donc pas être choisies pour cet espace.
Le risque majeur concerne l’hygiène. La terre humide peut devenir un foyer pour les bactéries et les moisissures, ce qui représente un danger pour les personnes allergiques. De plus, les plantes fortement parfumées, telles que les lys, sont déconseillées car elles peuvent perturber le sommeil.
L’efficacité réelle : Station spatiale vs Habitat domestique
Il existe une nuance importante entre les résultats de laboratoire et la réalité d’un appartement. Si la NASA a prouvé l’efficacité des plantes dans un système clos, la Drexel University de Philadelphie a relativisé ces conclusions pour les espaces de vie normaux. Selon leurs recherches, les plantes ne contribuent que minimalement à l’élimination des polluants dans une pièce ouverte.
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Pour les chercheurs de la Drexel University, un aération régulière et efficace reste nettement plus performante que la présence de végétaux pour assainir l’air. Néanmoins, ils précisent qu’il n’y a aucune contre-indication fondamentale à placer des plantes dans une chambre.
L’intérêt des plantes réside donc autant dans leur impact psychologique que physiologique.
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