Ce vol de la version V3 marque une étape importante pour les ambitions spatiales de l’entreprise, le programme Artémis de la NASA et les futurs lancements de satellites Starlink.
Le système Starship a franchi une étape historique avec sa 13e tentative de vol d’essai, décollant depuis la base Starbase au Texas. Après une ascension jugée satisfaisante, l’appareil a atteint l’océan Indien pour ce qui constitue le premier amerrissage intact de la version V3. Les équipes de l’entreprise ont salué cette performance à l’issue de la mission.
Lucky number 13. Hell of a flight for Starship, Really great day for Version 3. Dan Huot, SpaceX
Le déroulement du vol et les performances du bouclier thermique
Alors que l’ascension s’est déroulée sans encombre, le retour du propulseur Super Heavy a rencontré une difficulté technique mineure : seuls huit des 13 moteurs nécessaires à l’atterrissage se sont allumés, entraînant un amerrissage plus rude que prévu dans le golfe du Mexique, également appelé golfe d’Amérique, d’après les observations rapportées.

De son côté, le vaisseau Starship a poursuivi son vol dans l’espace pour mener à bien ses objectifs secondaires. L’appareil a touché l’eau sous la puissance de ses moteurs, a basculé légèrement tout en maintenant une combustion minime, puis a dérivé en surface sans explosion ni incendie majeur. Les caméras embarquées et aériennes ont permis de constater que la grande majorité des tuiles hexagonales du bouclier thermique sont restées en place lors de la traversée atmosphérique.
Déploiement des satellites Starlink et ambitions pour le programme Artémis
Au cours de ce vol d’essai, le Starship a également démontré sa capacité à déployer 20 satellites Starlink V3 en orbite. Les équipes au sol ont pu établir le contact avec l’ensemble de ces unités avant leur rentrée atmosphérique, intervenue rapidement au cours du vol. À terme, les lancements opérationnels du Starship viseront à transporter 60 satellites par mission, marquant une nette augmentation par rapport aux 29 unités généralement confiées aux fusées Falcon 9.
Au-delà de la connectivité mondiale, le véhicule s’impose comme un pilier central pour la NASA. L’agence spatiale américaine prévoit d’utiliser une version adaptée du Starship en tant que module d’atterrissage lunaire, le système HLS, pour raménar des astronautes sur la Lune dès la mission Artémis IV. Avant cette échéance, un prototype modifié du Starship V3 doit s’amarrer au vaisseau Orion en orbite terrestre lors de la mission Artémis III, prévue pour 2027, afin de tester les interfaces de liaison sans toutefois accueillir d’équipage à son bord.
Perspectives d’avenir et transferts vers les pas de tir en Floride
Alors que la phase actuelle d’essais se poursuit depuis le Texas, SpaceX prépare activement l’intégration de son mégarusée sur ses installations en Floride. Les futurs lancements sont ainsi programmés depuis le pas de tir 39A du Kennedy Space Center et le complexe de lancement 37 de la base de la Force spatiale de Cap Canaveral.
Bien que les travaux sur le pas de tir 39A touchent à leur fin, la date exacte du premier départ depuis la Floride reste à confirmer, les équipes maintenant pour l’instant le rythme de développement depuis le site de Starbase.
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