Le député de Kiambaa, John Njuguna Wanjiku, également connu sous le nom de Ka-Wanjiku, a nié toute implication dans les violences survenues lors de l’élection partielle d’Ol Kalou le 16 juillet 2026, bien que son véhicule ait été identifié sur les lieux. Une enquête a retracé son Toyota Land Cruiser noir, immatriculé KDL 477Q, au sein d’un convoi transportant des hommes masqués qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et agressé des journalistes durant le scrutin.
Contexte des événements et déclarations du député
Le député a admis que son véhicule était présent à Ol Kalou le jour du vote. Toutefois, il a soutenu qu’il n’avait joué aucun rôle dans les actes de violence. Selon ses déclarations, il patrouillait seul pour soutenir les mobilisateurs de son parti, l’Alliance démocratique unie (UDA), et les individus aperçus dans les images seraient ses gardes du corps et ses assistants. Il a affirmé avoir rencontré des groupes d’agresseurs alors qu’il tentait de dégager des barricades. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes cagoulés brandissant des armes à feu et utilisant des grenades lacrymogènes contre les résidents et les médias. Les autorités policières ont confirmé que ces individus étaient des civils, soulevant des interrogations sur la manière dont ils ont pu accéder à un tel équipement.
Controverse sur les plaques d’immatriculation
L’enquête a mis en lumière l’utilisation de véhicules aux immatriculations douteuses ou potentiellement dupliquées. Plusieurs entreprises et individus ont été cités en lien avec les véhicules filmés, entraînant des démentis formels : * Vipingo Industries Limited : La société a formellement nié tout lien avec les violences. Bien que le numéro KDW 600Q ait été associé à un Land Cruiser dans les rapports, l’entreprise a précisé qu’elle possède un Toyota Probox portant ce numéro. Elle a déposé un rapport de police (OB n° 14/18/7/2026) pour contester ces allégations. * Autres véhicules signalés : L’enquête a également relevé une Toyota Harrier blanche (KDX 410K) enregistrée au nom de MKS Investments, une Toyota Prado argentée (KCQ 488H) — dont l’immatriculation correspond officiellement à une Mercedes-Benz dans le portail de la NTSA — et une Toyota Prado noire (KDJ 032F) liée à deux particuliers.
Enquêtes officielles et réactions gouvernementales
Le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a ordonné une enquête approfondie sur ces incidents. Il a insisté sur le fait que l’Inspecteur général de la police commande seul les opérations de sécurité, rejetant l’idée d’un système parallèle. Le ministre a promis que toute personne responsable, quelle que soit son identité ou son commandement, serait arrêtée. De son côté, l’Inspecteur général de la police, Douglas Kanja, a chargé la Direction des enquêtes criminelles (DCI) d’identifier les individus masqués et de déterminer leurs motivations. Cette situation a relancé le débat sur l’ingérence politique, l’utilisation de fausses plaques d’immatriculation et les lacunes dans la responsabilité des forces de l’ordre. À ce jour, les autorités continuent de recueillir des preuves pour clarifier les responsabilités derrière les troubles qui ont marqué ce scrutin.

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