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Une étude portant sur près de 500 000 naissances en Écosse, publiée dans The BMJ, confirme l’absence de lien entre l’analgésie péridurale et les risques neurologiques graves chez les nouveau-nés. Ces résultats, couvrant la période 2007-2019, visent à rassurer les parents et les professionnels de santé sur la sécurité de cette pratique.
Le Glasgow Royal Infirmary et l’Université de Bristol analysent 495 695 naissances
Une analyse de grande ampleur sur 13 ans
L’utilisation de l’analgésie péridurale, bien que considérée comme la méthode la plus efficace pour soulager la douleur lors de l’accouchement, a longtemps suscité des interrogations concernant ses effets potentiels sur le nouveau-né. Pour apporter des réponses fondées sur des données probantes, des chercheurs du Glasgow Royal Infirmary, en collaboration avec l’Université de Bristol, ont examiné les dossiers médicaux de 495 695 naissances entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2019. L’étude a inclus des femmes en travail avec un seul bébé, ayant accouché par voie vaginale ou par césarienne non planifiée entre la 24e et la 42e semaine de gestation.

Environ une femme sur quatre a reçu cette analgésie au cours de son travail. Les chercheurs ont surveillé une série d’indicateurs de santé néonatale, notamment la morbidité neurologique définie par des tableaux tels que l’encéphalopathie hypoxique-ischémique, les convulsions, l’hémorragie intraventriculaire, l’infarctus intraventriculaire, la leucomalacie périventriculaire, la méningite, l’encéphalite, le kernictère, l’hypotonie, l’asphyxie à la naissance ou tout autre diagnostic cérébral survenant dans les 28 jours suivant la naissance. D’autres mesures comprenaient des maladies graves, la septicémie, des scores d’Apgar bas cinq minutes après la naissance, le décès dans les 28 jours suivant la naissance et la paralysie cérébrale diagnostiquée à tout moment durant l’enfance.
Les conclusions publiées dans The BMJ écartent les risques neurologiques graves
Absence de risque neurologique significatif
Les conclusions, publiées dans la revue scientifique The BMJ, indiquent que les complications neurologiques graves restent extrêmement rares, touchant moins d’un nourrisson sur mille. Plus important encore, aucune corrélation n’a été établie entre la réception de la péridurale et une augmentation de ces pathologies. Les résultats sont restés cohérents même après avoir pris en compte des facteurs tels que l’âge, l’origine ethnique et le poids de la mère, la présence de prééclampsie ou de diabète, les antécédents de tabagisme, le lieu de l’accouchement et l’âge gestationnel.
Le Dr Rachel Kearns, du Glasgow Royal Infirmary, et son équipe ont souligné que ces résultats renforcent la confiance dans la sécurité de la procédure. Ils ont affirmé que les données « soutiennent l’élargissement de la disponibilité et de l’accès équitable à l’analgésie péridurale en tant que composant sûr des soins pendant l’accouchement ».
Le Dr Rachel Kearns prône une meilleure communication sur la sécurité néonatale
Implications pour le consentement éclairé
Les auteurs expliquent que « le bien-être maternel et néonatal sont intrinsèquement liés, il est donc essentiel d’établir le profil de sécurité néonatale de l’analgésie péridurale pour soutenir le consentement éclairé et la prise de décision partagée ». Cependant, ils notent que lors de l’obtention du consentement pour une péridurale, les effets néonataux sont discutés moins fréquemment que les risques maternels.

Les chercheurs ont rappelé que l’analgésie péridurale est associée à des effets secondaires physiologiques comme l’hypotension maternelle, l’altération de la perfusion utéro-placentaire, des anomalies de la fréquence cardiaque fœtale et la fièvre maternelle. Ces éléments peuvent provoquer des inquiétudes concernant les résultats néonataux, ce que cette étude a cherché à clarifier.
BMJ Open valide la méthodologie observationnelle sur le long terme
Limites et recommandations
Bien que l’étude, également relayée par BMJ Open, soit observationnelle — ce qui signifie que des conclusions fermes sur la cause et l’effet ne peuvent être tirées — la grande taille de l’échantillon et le suivi à long terme renforcent la confiance dans les résultats. Les chercheurs soulignent que ces constatations devraient rassurer les parents et les professionnels de santé.
Il est recommandé aux personnes ayant des questions sur le recours à l’analgésie péridurale lors de l’accouchement de consulter des professionnels de santé qualifiés. Ces spécialistes sont les seuls à même d’évaluer les facteurs de risque individuels et de discuter des options analgésiques basées sur le contexte clinique spécifique de chaque patiente.
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