GP de Belgique : Pirelli dévoile la gamme de pneumatiques pour Spa-Francorchamps
À l’approche du Grand Prix de Belgique, dixième manche du calendrier, le manufacturier Pirelli a officialisé la sélection des pneumatiques destinés à affronter les défis techniques du circuit de Spa-Francorchamps. Pour cette épreuve iconique, les écuries disposeront des gommes C2, C3 et C4, lesquelles seront respectivement utilisées comme pneus durs, médiums et tendres.

Une stratégie de pneumatiques définie
La dotation allouée à chaque pilote pour le week-end comprend deux trains de pneus durs (marquage blanc), trois trains de médiums (marquage jaune) et huit trains de tendres (marquage rouge). En complément, les équipes auront accès aux pneus intermédiaires (vert) et pluie (bleu) en cas de conditions météorologiques défavorables. Le règlement impose aux pilotes l’utilisation d’au moins deux composés différents lors de la course, à condition que la piste reste sèche. De plus, un train de pneus tendres supplémentaire est réservé aux pilotes parvenant à atteindre la phase Q3 lors des qualifications.
Les défis climatiques et techniques des Ardennes
Le circuit de Spa-Francorchamps est réputé pour son imprévisibilité, largement due au climat changeant de la forêt des Ardennes. Selon Pirelli, les nuages chargés de pluie mettent du temps à se dissiper, laissant souvent la piste humide par endroits tandis que d’autres secteurs restent secs. Cette configuration rend le choix entre les pneus slicks et les intermédiaires particulièrement délicat. Sur le plan technique, la surface de la piste, resurfacée il y a quelques années, offre généralement un niveau d’adhérence relativement faible en début de week-end. Toutefois, les récentes 24 Heures de Spa ayant déposé une quantité significative de gomme sur l’asphalte, les niveaux de grip pourraient s’en trouver améliorés. Le tracé se divise en trois secteurs aux caractéristiques distinctes : * Secteur 1 : Le plus rapide, comprenant une longue ligne droite propice aux dépassements. * Secteur 2 : Plus technique, composé de virages à vitesse moyenne, souvent en descente. * Secteur 3 : Plus fluide, se développant sur une pente ascendante douce. Pirelli anticipe que les deux composés les plus durs de la gamme seront les protagonistes de la course dominicale. Les températures élevées, qui ont dépassé les 55°C lors des 24 Heures de Spa en juin, pourraient accentuer la dégradation thermique et favoriser des stratégies à deux arrêts.

Le dilemme de la gestion de l’énergie
Au-delà de l’usure des pneumatiques, les pilotes devront composer avec une gestion énergétique complexe. Fernando Alonso a souligné que Spa est l’un des circuits les plus exigeants en énergie du calendrier. La configuration du tracé impose des contraintes sur le déploiement de la puissance entre le moteur thermique et les batteries. “Si vous déployez toute l’énergie du virage 1 (La Source) au virage 5 (Les Combes), c’est fini pour le reste du tour”, a expliqué Alonso. Les pilotes doivent ainsi arbitrer entre une utilisation optimale de la puissance dans les lignes droites et la nécessité de conserver de l’énergie pour les sections finales du tour. Cette gestion est rendue d’autant plus délicate que les voitures disposent cette année de moins de puissance lors des phases de coupure de déploiement. Néanmoins, l’introduction de nouvelles configurations aérodynamiques cette année devrait permettre aux équipes de mieux équilibrer le compromis entre appui aérodynamique dans les sections techniques et vitesse de pointe dans les lignes droites. La capacité des pilotes à gérer et à recharger efficacement l’unité de puissance sera, comme observé précédemment à Silverstone, un facteur déterminant pour le résultat final.

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