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Akhannouch impose le RNI comme leader malgré son départ du parti

Une omniprésence politique malgré le passage de témoin

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a tenu sa sixième université d’été de la jeunesse les 26 et 27 juin 2026 à Agadir. Malgré le départ d’Aziz Akhannouch de la présidence du parti en février dernier, le chef du gouvernement a dominé l’événement, réaffirmant la solidité du bilan gouvernemental et l’ambition du RNI pour les prochaines échéances électorales.

Une omniprésence politique malgré le passage de témoin

Une omniprésence politique malgré le passage de témoin
Photo: H24info
Cinq mois après avoir cédé les rênes du RNI à Mohamed Chaouki, Aziz Akhannouch demeure la figure centrale de la formation de la colombe. Bien que le congrès du 7 février 2026 ait marqué un tournant officiel, la séquence agadirienne a illustré une transition tout en continuité. Selon Médias24, l’omniprésence d’Akhannouch était palpable, de son arrivée spectaculaire au sein du théâtre de verdure jusqu’à sa place prépondérante dans les supports de communication de la Fédération nationale de la jeunesse RNIste (FNJR). Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a souligné avec une pointe d’ironie cette dynamique, notant l’absence d’Akhannouch aux événements du parti depuis son retrait, comme pour mieux souligner le changement de garde. Pourtant, les observateurs sur place ont relevé un chef du gouvernement plus détendu, libéré des contraintes de la présidence partisane. Un membre de son staff a d’ailleurs confié : « Il est plus relâché maintenant, vous ne l’avez pas remarqué ? » (via Médias24).

Le bilan gouvernemental au cœur du discours

Le bilan gouvernemental au cœur du discours
Photo: Medias24
Devant plus de 4 000 militants rassemblés à Agadir, selon les informations de H24info, Aziz Akhannouch a défendu un bilan qu’il qualifie d’« honorable et réaliste ». Pour le chef du gouvernement, les indicateurs économiques actuels sont la preuve que le Maroc est sur la bonne voie, citant notamment la généralisation de la protection sociale qui couvre désormais 88 % de la population. Dans son allocution, rapportée par La Vie éco, il a mis en avant des performances macroéconomiques :
  • Une croissance économique de 4,9 % en 2025.
  • Une projection de croissance à 5,2 % pour 2026.
  • Le Maroc classé 22e destination touristique mondiale.
Ces chiffres, présentés comme le fruit d’efforts collectifs, servent de socle à la stratégie électorale du parti. Akhannouch a insisté sur le fait que le RNI dispose de tous les atouts pour maintenir son leadership politique, soulignant que ces acquis ne sont que le début d’une construction plus large de l’État social.

Contradictions et critiques sur la lecture des résultats

Aziz Akhannouch : « Le RNI s’impose de lui-même sur la scène politique, les citoyens l’ont choisi »
Cette célébration des réalisations n’a pas fait l’unanimité. Barlamane.com qualifie cette université d’été d’« infernale liturgie d’autosatisfaction », reprochant au parti d’avoir évacué toute autocritique sur les engagements non tenus ou les difficultés sociales persistantes. Une divergence notable concerne l’interprétation du taux de croissance. Alors que le RNI présente le chiffre de 5,2 % comme une victoire acquise, la Banque centrale (Bank Al-Maghrib) le classe dans la catégorie des prévisions pour 2026, conditionnées par un rebond agricole significatif. Cette lecture optimiste des données gouvernementales, critiquée par certains observateurs, souligne le fossé entre le récit politique de la majorité et les indicateurs de prudence émis par les institutions financières nationales.

L’avenir politique : une jeunesse mobilisée

L’objectif de cette tournée nationale, intitulée « La voie des réalisations », est clair : remobiliser la base militante en vue des prochaines échéances. Mohamed Chaouki a rappelé que le renouvellement des élites au sein du RNI n’est pas qu’un simple slogan, mais une pratique quotidienne. Pour le parti, la jeunesse n’est pas seulement un auditoire, mais un levier indispensable pour accompagner la prochaine phase de développement national. Reste à savoir si cette dynamique suffira à convaincre un électorat attentif aux réalités économiques, dans un contexte où les attentes sociales demeurent, selon les propres termes d’Akhannouch, « importantes ».

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L'avenir politique : une jeunesse mobilisée

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