Les avertissements de Téhéran sur la gestion du détroit

La position de l’Iran demeure ferme : le contrôle du détroit d’Ormuz est une question de souveraineté régionale. Lors d’une conférence de presse à Bagdad, Abbas Araghchi a souligné que toute ingérence extérieure ou toute tentative de créer des routes parallèles ne ferait qu’exacerber une situation déjà instable. Cette déclaration intervient dans un contexte de recrudescence des tensions, marquées par des échanges de tirs de drones et de missiles entre l’Iran et des bases américaines dans la région, selon des informations rapportées par l’AFP via Detik.
“Setiap upaya untuk mengadopsi pengaturan baru atau terpisah dibandingkan dengan apa yang sedang dilakukan oleh Republik Islam Iran, hanya akan menyebabkan situasi yang lebih rumit dan penundaan dalam pembukaan kembali Selat Hormuz, dan akan meningkatkan ketegangan, seperti yang kita saksikan dalam dua malam terakhir.”Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, via Detik
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un cadre de sécurité régional incluant les pays du Golfe, tout en excluant les puissances étrangères. Cette volonté de contrôle total est réaffirmée alors que l’Iran affirme gérer le passage pour les 30 prochains jours, période durant laquelle il espère voir les obstacles logistiques levés, comme le précise CNN Indonesia.
Une reprise du trafic sous haute surveillance

Malgré les tensions géopolitiques, le flux de pétrole a repris. Les données de la société de suivi Kpler indiquent qu’environ 10,8 millions de barils de pétrole brut ont transité par le détroit lors d’une seule journée récente. Cette dynamique fait suite à un accord de paix préliminaire entre Washington et Téhéran conclu à la mi-juin, prévoyant une fenêtre de négociation de 60 jours.
Toutefois, la navigation reste précaire. Les navires évitent largement le centre du détroit, préférant les eaux proches d’Oman aux zones sous contrôle iranien direct. Cette prudence découle du schéma de séparation du trafic établi par l’Organisation maritime internationale (OMI) en 1968, qui est actuellement réinterprété par les parties en conflit. Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, a rappelé via CNBC Indonesia que la sécurité ne peut être garantie sans l’implication active de l’Iran.
“Pelayaran yang aman melalui Selat Hormuz tidak dapat dijamin di bawah pengaturan yang ambigu, rute paralel, atau pengambilan keputusan yang tidak memperhitungkan peran Iran.”Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, via CNBC Indonesia
Diplomatie et risques d’escalade régionale
L’administration américaine maintient de son côté une pression constante. Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a souligné lors du Reuters Global Energy Forum que le détroit assure le passage d’environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington et ses alliés du Conseil de coopération du Golfe (CCG) continuent de plaider pour une « navigation libre, sans condition et sans entrave », rejetant toute velléité iranienne de taxer le passage des navires.
Rôle de médiation de l’Irak dans les négociations
La situation reste tendue à la frontière entre diplomatie et confrontation militaire. Alors que l’Irak tente de jouer un rôle de médiateur pour éviter un élargissement du conflit, le gouvernement irakien, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Fuad Hussein, a exprimé son opposition à toute attaque contre l’Iran, tout en soulignant la nécessité de privilégier les solutions diplomatiques. Selon SINDOnews, le succès de ces négociations dépendra de la capacité des signataires à respecter le mémorandum d’entente actuel sans se laisser détourner par des politiques d’ingérence extérieure.
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