Coup d’éclat : Deux agents iraniens condamnés à de lourdes peines pour complot visant une dissidente aux États-unis
New York, États-Unis – Un tribunal fédéral de New York a rendu un verdict historique dans une affaire de complot international, condamnant deux hommes à de lourdes peines de prison pour leur rôle dans une tentative d’assassinat commanditée par l’Iran contre une dissidente américaine d’origine iranienne.
Rafat Amirov et Alireza Omarov ont été reconnus coupables de complot pour commettre un meurtre au profit de l’iran. Amirov a écopé d’une peine de 6 ans et 6 mois de prison, tandis qu’Omarov a été condamné à 4 ans.La sentence, bien que inférieure aux recommandations initiales de la défense (10 à 13 ans), reflète la gravité des accusations portées contre eux.
L’affaire révèle une opération audacieuse orchestrée par le Corps des Gardiens de la révolution iraniens (CGRI), qui aurait versé 500 000 dollars aux deux hommes pour cibler Masih Alinejad, une critique virulente du régime iranien et figure de proue de la lutte contre le port obligatoire du voile. Alinejad, basée à Brooklyn, est connue pour ses campagnes en ligne encourageant les femmes iraniennes à défier les lois vestimentaires strictes du pays. Elle a fui l’Iran en 2009.
L’enquête a révélé que les deux hommes avaient engagé un troisième individu,Khalid Mehdiyev,pour mener à bien l’attaque.Mehdiyev, un associé autoproclamé de la mafia russe, a plaidé coupable de tentative de meurtre et de posession illégale d’arme à feu et a témoigné contre Amirov et Omarov. Il avait été arrêté en 2022 alors qu’il rôdait autour du domicile d’Alinejad, équipé d’un AK-47 et d’un masque de ski. Il attend actuellement son jugement.
Un contexte de répression transnationale
Cette affaire s’inscrit dans une tendance inquiétante de répression transnationale, où des gouvernements autoritaires ciblent leurs opposants politiques à l’étranger. Le ministère de la Justice américain a intensifié ses efforts pour contrer ces activités, considérant qu’elles constituent une menace pour la sécurité nationale et les principes démocratiques.
L’Iran nie toute implication
Le gouvernement iranien a catégoriquement nié toute implication dans le complot, qualifiant les accusations de “sans fondement”. Cependant, les preuves présentées au tribunal suggèrent un lien direct entre le CGRI et la tentative d’assassinat.
Un précédent inquiétant
Ce verdict marque un tournant dans la lutte contre les opérations clandestines menées par des États étrangers sur le sol américain. Il envoie un message clair : les tentatives de museler les voix dissidentes, même au-delà des frontières nationales, ne seront pas tolérées. L’affaire souligne également la vulnérabilité des critiques du régime iranien, qui vivent souvent sous la menace constante de représailles.
L’affaire alinejad est susceptible de renforcer les tensions déjà vives entre les États-Unis et l’Iran, et pourrait inciter à une intensification des mesures de sécurité pour protéger les dissidents et les critiques du régime iranien vivant à l’étranger.
