Démolition : Un Appel à la Réflexion sur l’Effacement des Paysages Sociaux
Rome, Italie – Un appel à contributions lancé par une organisation spécialisée dans la restauration architecturale invite à une analyze critique de la démolition, non plus seulement comme un acte technique, mais comme un puissant outil d’effacement des mémoires sociales et matérielles. L’initiative vise à combler un vide dans le débat académique, souvent concentré sur les aspects constructifs et négligeant les conséquences profondes de la destruction du bâti.
L’organisation cherche à explorer les liens étroits entre les dynamiques de pouvoir – identités de classe, raciales, de genre, marginalisation – et la manière dont l’environnement bâti est évalué et dévalué. La question de l’impact du colonialisme, de l’extraction des ressources et des formes d’oppression sur ces processus est également au cœur de la réflexion. L’appel souligne la participation active de l’architecture et des industries de la construction dans ces dynamiques complexes.
Au-delà de la simple destruction : une histoire de pouvoir et de mémoire
La démolition, souvent perçue comme une étape nécessaire à la modernisation ou au renouvellement urbain, est en réalité un acte chargé de significations. Elle peut signifier la disparition de communautés, l’effacement de l’histoire locale, et la destruction de témoignages architecturaux porteurs de mémoires collectives. Les choix de ce qui est démoli, et ce qui est préservé, révèlent des hiérarchies sociales et des rapports de force.
Historiquement, les quartiers populaires, les bâtiments industriels désaffectés, ou les constructions associées à des populations marginalisées ont souvent été les premières cibles de la démolition, au profit de projets immobiliers plus lucratifs ou de transformations urbaines visant à “embellir” la ville. Cette pratique, loin d’être neutre, contribue à la gentrification et à l’exclusion sociale.
Contribuez à la discussion
L’organisation invite chercheurs, architectes, artistes, et tous ceux qui s’intéressent à ces questions à soumettre leurs contributions. Les propositions, d’un maximum de 300 mots accompagnées d’images, doivent être envoyées à [email protected] avant le 30 novembre 2025.
les formats acceptés incluent :
* Articles courts (2 500 mots)
* Articles longs (5 500 mots)
* essais photographiques
* Contributions d’archives basées sur des images
Les contributions sélectionnées devront être soumises en intégralité avant le 1er avril 2026.Elles feront l’objet d’une évaluation par des pairs et d’une relecture professionnelle avant publication.
Pour plus d’informations, consultez : sira-restauroarchitettonico.it
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