Čeferin minimise les liens d’Orbán avec Poutine, l’UEFA sous tension
Budapest, hongrie – Le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a publiquement minimisé les inquiétudes concernant les relations étroites du Premier ministre hongrois Viktor Orbán avec le président russe Vladimir poutine, déclenchant une vague de critiques. L’affaire survient alors que la Hongrie est pointée du doigt pour son niveau élevé de corruption au sein de l’Union Européenne.Selon des sources,Čeferin a défendu la politique d’Orbán,suggérant que ceux qui y voient un problème devraient se concentrer sur l’amélioration du football. Il a également affirmé que l’UEFA ne pouvait pas se permettre de se transformer en “organisation politique” en raison des liens d’Orbán avec Poutine.
Cette position intervient alors que des rapports révèlent que des clubs de football affiliés à l’UEFA ont transféré près de 11 millions d’euros depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, sous la forme de “paiements de solidarité” gérés par l’UEFA.
Contexte et implications :
La Hongrie, sous la direction d’Orbán, a maintenu des liens économiques et politiques forts avec la Russie malgré les sanctions internationales imposées suite à l’invasion de l’Ukraine. Cette attitude a suscité des inquiétudes quant à la souveraineté de la Hongrie et à son alignement sur les valeurs de l’Union Européenne.
L’UEFA, en tant qu’organisation sportive influente, se retrouve au center d’une controverse politique. La défense de Čeferin envers Orbán soulève des questions sur l’indépendance de l’UEFA et sa capacité à prendre des décisions impartiales, notamment en ce qui concerne l’attribution d’événements sportifs majeurs.
La Hongrie est régulièrement classée parmi les pays les plus corrompus de l’UE,et les critiques affirment que la politique d’orbán contribue à cette situation. L’indifférence affichée par Čeferin face à ces problèmes alimente les accusations de complaisance et de manque de transparence au sein de l’UEFA.
L’affaire met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontées les organisations internationales pour naviguer dans un paysage géopolitique complexe et maintenir leur crédibilité. Elle soulève également des questions sur l’influence de la politique sur le sport et la responsabilité des dirigeants sportifs.
