Bombay : le tribunal restreint l’accès des manifestants Maratha au center-ville après des blocages et des incidents
Bombay,Inde – Le Tribunal de la Haute Cour de Bombay a ordonné aujourd’hui de restreindre l’accès des manifestants Maratha au centre-ville,suite à des blocages de routes,à l’obstruction de l’accès au tribunal et à des signalements de harcèlement de journalistes couvrant les manifestations. La décision intervient après une journée de tensions croissantes liées aux demandes de réserves pour la communauté Maratha.
Le tribunal a exprimé son mécontentement face au non-respect des engagements pris par Manoj Jarange Patil, leader du mouvement de protestation, qualifiant les assurances données de “simple service de lèvres”.Le banc a souligné que les actions des manifestants, notamment le blocage de l’entrée du tribunal et l’interruption de la circulation, étaient inacceptables et entravaient le fonctionnement normal des institutions.Le gouvernement du Maharashtra a réagi en promettant de sévir contre les éléments antisociaux au sein de la manifestation. Radhakrishna Vikhe Patil, ministre de l’État, a déclaré que ces actes avaient nui à l’image du mouvement Maratha. Une réunion du sous-comité du Cabinet sur la question de la réserve de Maratha, présidée par le ministre en chef Devendra Fadnavis, a été tenue pour examiner les options juridiques disponibles.
Contexte et enjeux de la question des réserves en Inde :
La demande de réserves pour la communauté Maratha s’inscrit dans un contexte plus large de politique de castes et de discrimination positive en Inde. Le système de réserves, également connu sous le nom d’affirmative action, vise à garantir une représentation équitable des groupes historiquement désavantagés dans l’éducation, l’emploi public et la politique.
Les Maratha, une communauté agricole puissante, revendiquent un statut de caste défavorisée en raison de difficultés socio-économiques. Leur demande de réserves a suscité des débats passionnés et des manifestations sporadiques ces dernières années. La cour Suprême de l’Inde a déjà statué sur la question des réserves,fixant des limites quant au pourcentage total de réserves pouvant être accordées et exigeant que les critères de détermination de la “rétrogradation sociale” soient rigoureux.
Réactions et préoccupations :
Vijaya Rahatkar, présidente de la Commission nationale des femmes, a exprimé sa préoccupation concernant le harcèlement et les agressions subis par les journalistes féminines couvrant les manifestations, appelant Manoj Jarange Patil à conseiller à ses partisans de faire preuve de prudence et de respect envers les femmes.
La situation reste tendue à Bombay, et les autorités s’efforcent de maintenir l’ordre public tout en respectant le droit à la protestation.L’issue de cette crise dépendra de la capacité du gouvernement à trouver une solution juridiquement viable à la question des réserves Maratha et à garantir la sécurité et la liberté de la presse.
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