# Farre : Analyse de ses passions sportives

Le texte ne mentionne pas l’équipe de basket-ball de Cornell University. Il s’arrête juste avant de potentiellement en parler.

L’amour inattendu d’un Sud-Africain pour Liverpool : une échappatoire à l’apartheid et une passion transmise

Un professeur américain révèle comment sa fascination pour le Liverpool Football Club,née dans l’Afrique du Sud de l’apartheid,l’a aidé à surmonter l’oppression et a façonné son regard sur le monde.

Ithaca, New York Grant Farred, professeur d’études africaines et de littérature anglaise à Cornell University, se souvient avec précision du moment où son cœur a été conquis par le Liverpool Football Club (LFC). Ce n’était pas une histoire d’enfance classique, mais une découverte fortuite qui allait transformer sa vie. En 1970, alors qu’il était un jeune garçon en Afrique du Sud sous le joug de l’apartheid, il feuilletait le Cape Argus, le journal de l’après-midi, pour son père. C’est en consultant le classement de la première division anglaise qu’il a aperçu le nom de Liverpool, alors deuxième.

“J’avais 8 ans. J’ai pris cette décision, et les 52 prochaines années de ma vie, je me suis consacré à tout apprendre sur Liverpool”, confie Farred. Une passion qui, selon lui, relève d’une intervention divine : “Le Seigneur travaille de manière mystérieuse. Dieu vit en L4 (le code postal d’Anfield, le stade de Liverpool).”

Une échappatoire à l’oppression

Dans un contexte d’apartheid où les institutions étaient synonymes d’oppression et de discrimination, Liverpool est devenu pour le jeune Farred un symbole d’excellence et d’engagement. Ironiquement, une équipe entièrement blanche représentait une forme d’espoir et de liberté.

“Je pense que, pour moi, mon dévouement à Liverpool a été une réponse viscérale à l’apartheid”, explique-t-il. “L’afrique du Sud était intenable, et les façons dont j’ai survécu, jusqu’à mon départ en 1989, par cet engagement profond et continu envers Liverpool.”

De Liverpool aux Knicks : une passion pour le sport et la rébellion

L’amour de Farred pour le sport ne s’est pas arrêté à Liverpool. Après avoir déménagé aux États-Unis, il a découvert le basket-ball américain grâce à un gestionnaire immobilier portoricain, Tony, qui lui a installé un câble illégal.Sa fille, alors bébé, a appris ses premiers mots en suivant les compositions des New York Knicks, avec Walt “Clyde” frazier comme commentateur préféré.

Ce goût pour les équipes outsiders et les figures rebelles semble être un fil conducteur dans la vie de Farred. En tant que “tardif boomer”, il avoue un “scepticisme profond pour les institutions” et se décrit comme un “marxiste non reconstruit” convaincu par l’idée d’aliénation.

Un soutien local, malgré tout

Bien qu’il reste fidèle à ses passions lointaines, Farred a également développé un attachement à l’équipe de basket-ball de cornell University

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