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56 Days : Une série thriller érotique décevante

“56 Days” : Prime Video propose un thriller érotique qui manque de saveur

BOSTON – La nouvelle série Prime Video, “56 Days”, inspirée du best-seller de Catherine Ryan Howard, tente de séduire avec un mélange de mystère, d’érotisme et de suspense. Mais cette proposition, qui débute sur une scène macabre particulièrement frappante, finit par ressembler à une rencontre prometteuse qui s’essouffle rapidement.

L’intrigue démarre avec la découverte d’un corps en décomposition avancée dans un immeuble de luxe à Boston. Les détectives Karl (Dorian Crossmond Missick) et Lee (Karla Souza) sont confrontés à une scène digne d’un film d’horreur, un “soupe” de chair à moitié fondue, selon leurs propres termes. Cette image forte, qui rappelle l’influence du producteur exécutif James Wan, connu pour ses œuvres horrifiques, promet une enquête sombre et complexe.

La série alterne ensuite entre cette enquête et un flashback de 56 jours, nous présentant Ciara (Dove Cameron) et Oliver (Avan Jogia), les deux protagonistes. Ciara, une technicienne informatique discrète, et Oliver, un architecte aisé, se rencontrent de manière fortuite dans une épicerie haut de gamme. Leur attirance est immédiate, et leur relation évolue rapidement, passant d’un premier rendez-vous prometteur à une cohabitation inattendue en quelques jours.

Le scénario, écrit par Lisa Zwerling et Karyn Usher, suggère rapidement que rien n’est ce qu’il paraît. Oliver cache un passé trouble, potentiellement lié à une mort suspecte, tandis que Ciara semble avoir ses propres motivations cachées. La tension monte, mais la série peine à maintenir l’intérêt du spectateur.

Si la chimie entre Cameron et Jogia est indéniable, les scènes érotiques, bien que présentes, manquent de profondeur. Elles sont plus gratuites qu’intenses, et ne parviennent pas à insuffler la passion ou le danger nécessaires pour rendre la relation captivante. “56 Days” se veut un thriller érotique, mais il manque cruellement de chaleur et d’intensité.

Le principal défaut de la série réside dans sa volonté de retarder les révélations. En étalant les secrets des personnages sur huit épisodes d’environ 45 minutes, les créateurs sacrifient le développement psychologique au profit du suspense artificiel. Le résultat est une intrigue prévisible, où les rebondissements semblent forcés et les motivations des personnages peu crédibles.

L’enquête parallèle menée par les détectives Karl et Lee est également décevante. Karl, en particulier, passe la plupart de son temps à se plaindre de son travail, tandis que Lee est confrontée à une intrigue romantique secondaire peu convaincante.

En fin de compte, “56 Days” se révèle être une série superficielle, qui ressemble davantage à un roman de gare qu’à un thriller psychologique complexe. Elle offre quelques moments de divertissement, mais ne laisse aucune impression durable. La série tente de nous convaincre que la complexité humaine se cache derrière les apparences, mais elle finit par simplifier les personnages et les réduire à des clichés.

Le succès des thrillers érotiques sur les plateformes de streaming, comme en témoigne l’audience de séries telles que “You” sur Netflix, souligne un intérêt certain du public pour ce genre. Cependant, “56 Days” ne parvient pas à se démarquer de la concurrence, faute d’une intrigue originale et de personnages attachants.

“56 Days” est disponible sur Prime Video depuis le 18 février.

Distribution : Dove Cameron, Avan Jogia, Karla Souza, Dorian Crossmond Missick, Megan Peta Hill, Alfredo Narciso, Dylan Colton, Patch Darragh.

Créateurs : Lisa Zwerling, Karyn Usher (basé sur le roman de Catherine Ryan Howard).

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