Bruxelles : Le vélo en libre-service évolue, Villo! en perte de vitesse
Bruxelles, belgique – Le paysage de la mobilité partagée à Bruxelles est en pleine mutation. Les chiffres récents de l’agence bruxelloise des statistiques BISA révèlent une forte augmentation de l’utilisation des vélos électriques en libre-service, tandis que le système traditionnel Villo! continue de perdre du terrain.
En 2024, une moyenne de 5 422 trajets quotidiens ont été enregistrés avec les vélos en libre-service proposés par des opérateurs tels que Lime, Bolt, VOI et Dott, soit une hausse impressionnante de 61% par rapport à l’année précédente. La flotte commune comptait en moyenne 3 698 vélos disponibles. Cette popularité croissante s’explique par la flexibilité offerte par ces vélos, qui peuvent être déposés dans 2 082 zones dédiées à travers la capitale.
À l’inverse, Villo!, le service de vélos en libre-service avec stations fixes, affiche une tendance à la baisse depuis plusieurs années. En 2023, seulement 2 565 déplacements quotidiens ont été enregistrés, une diminution de 40% par rapport à 2018 et de 3,5% par rapport à 2022. Une étude de Bruxelles Mobilité avait déjà souligné que les vélos Villo! étaient loués en moyenne moins d’une fois par jour, un chiffre bien inférieur à celui observé dans d’autres grandes villes européennes.
Les raisons de ce déclin sont multiples. Les vélos Villo! sont souvent perçus comme lourds et peu pratiques, notamment en raison de la nécessité de retirer et de recharger la batterie intégrée.de plus,la distance entre les stations peut être un frein pour certains utilisateurs. Le système Villo! dispose de 344 stations fixes, un nombre significativement inférieur aux zones de dépôt disponibles pour les vélos en libre-service.
Parallèlement, les trottinettes électriques restent le mode de transport partagé le plus populaire à Bruxelles, avec 24 789 trajets quotidiens en moyenne et 13 528 engins disponibles. Cependant, leur utilisation a légèrement diminué suite à une réglementation plus stricte entrée en vigueur en février 2024, limitant l’offre à deux opérateurs et 8 000 trottinettes.
Cette évolution souligne l’importance de l’adaptation des services de mobilité partagée aux besoins et aux attentes des utilisateurs. L’avenir de la mobilité urbaine à Bruxelles semble donc s’orienter vers des solutions plus flexibles et accessibles, privilégiant la liberté de stationnement et la facilité d’utilisation.
