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Utah : Enlèvement et abus sur enfant liés à du harcèlement scolaire

Provo : Une mère accusée d’avoir enlevé le harceleur présumé de son fils

Provo, Utah – Une mère de Provo, dans l’Utah, est confrontée à des accusations criminelles après avoir, selon les autorités, enlevé un garçon de 11 ans, l’avoir ramené chez elle et l’avoir forcé à s’excuser auprès de son fils pour des faits de harcèlement. L’incident, survenu en septembre dernier, a finalement conduit à des accusations de kidnapping et de mauvais traitements envers un enfant.

Shannon Tufuga, 40 ans, a été inculpée lundi pour ces chefs d’accusation, selon un document de plainte criminelle du bureau du procureur du comté d’Utah. La plainte indique que Tufuga cherchait activement le jeune garçon, identifié uniquement par les initiales KB, lorsqu’elle l’a repéré à vélo le 17 septembre. Elle l’aurait alors intercepté et l’aurait contraint à monter dans son véhicule.

Sans l’accord ou la connaissance des parents de KB, Tufuga l’aurait emmené chez elle, où elle l’aurait forcé à présenter ses excuses à son propre fils. La plainte allègue également qu’elle aurait menacé le garçon, affirmant que son mari le "battrait". Elle lui aurait également dit qu’il avait eu de la chance qu’elle ne lui écrase pas le vélo.

L’incident a eu des conséquences importantes sur KB, qui souffre désormais d’une "grave détresse émotionnelle" et d’une "forte anxiété", l’obligeant à modifier "considérablement" sa routine quotidienne, selon le document de plainte.

Initialement qualifiés de crimes de première catégorie, les chefs d’accusation ont été requalifiés en crimes de deuxième catégorie par les procureurs, qui ont estimé que cette réduction était "dans l’intérêt de la justice". En vertu de la loi de l’État de l’Utah, une condamnation pour un crime de deuxième catégorie peut entraîner une peine d’emprisonnement de un à 15 ans, une amende de 10 000 dollars, ou les deux.

Les raisons du délai entre l’incident et le dépôt des charges restent floues. Le bureau du procureur du comté n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. Il n’est pas non plus clair si Tufuga a engagé un avocat.

Provo, ville d’environ 115 000 habitants située à 45 miles au sud de Salt Lake City, est confrontée, comme de nombreuses communautés, aux défis du harcèlement scolaire et à la frustration des parents face au manque de ressources pour y remédier. L’affaire a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, certains exprimant leur sympathie pour la mère, tout en condamnant fermement ses actions. Un commentaire sur Facebook, relayé par Fox 13 Utah, souligne la frustration des parents face à un manque de solutions efficaces contre le harcèlement.

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