Trump : Harvard, 1 milliard de dollars pour l’antisémitisme

Trump intensifie sa pression sur Harvard, exige un milliard de dollars pour des allégations d’antisémitisme

WASHINGTON (Nouvelles-du-monde.com) – L’ancien président Donald Trump a relancé son offensive contre l’université Harvard, exigeant désormais un milliard de dollars en dommages et intérêts, alléguant des cas d’antisémitisme sur le campus. Cette escalade intervient quelques heures seulement après des informations du New York Times suggérant qu’il avait renoncé à une demande initiale de 200 millions de dollars dans le cadre d’une tentative de résolution du conflit avec l’institution.

Trump a exprimé son mécontentement sur sa plateforme Truth Social, qualifiant Harvard de “fortement antisémite” et accusant l’université de “proférer des absurdités”. Il a déclaré qu’il ne souhaitait plus avoir de relations avec Harvard et a simultanément attaqué le New York Times, l’accusant de partialité et de corruption.

“La fortement antisémite Harvard est en train de raconter des mensonges au New York Times en faillite. Nous demandons un milliard de dollars de dommages et intérêts et nous ne voulons plus avoir affaire à Harvard”, a-t-il écrit.

Cette pression s’inscrit dans un contexte de critiques persistantes de l’administration Trump envers Harvard, accusée de promouvoir des valeurs “woke” et de ne pas protéger adéquatement les étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes de mai 2024. L’administration Trump a initialement exigé des paiements substantiels, perçus par certains comme une campagne de pression sur le système d’enseignement supérieur américain.

L’évolution de la situation est notable. Le New York Times avait rapporté que Trump avait assoupli sa demande initiale de 200 millions de dollars après une rencontre à Davos avec Stephen Schwartzman, un milliardaire et philanthrope jouant un rôle clé dans les négociations. Selon le journal, l’administration Trump ne s’attendait pas réellement à recevoir la totalité des 200 millions, mais souhaitait pouvoir annoncer une victoire dans ce différend avec l’université la plus prestigieuse des États-Unis.

Cependant, Trump a rapidement fait volte-face, exigeant un montant considérablement plus élevé et suggérant que les enquêtes sur Harvard devraient prendre une “dimension pénale”. Il a également annulé une proposition antérieure de septembre, qui prévoyait un accord de 500 millions de dollars incluant l’ouverture d’écoles professionnelles.

Cette escalade survient alors que d’autres universités ont déjà cédé à des pressions similaires. Columbia University à New York a versé 200 millions de dollars l’été dernier et s’est engagée à respecter des normes anti-discrimination. Brown University et l’Université de Pennsylvanie ont également fait des concessions, mais ont ensuite été confrontées à de nouvelles demandes de l’administration Trump, notamment l’adhésion à un “pacte” garantissant l’accès aux fonds de recherche en échange de l’adoption des politiques de Trump.

Les sondages récents montrent un léger recul dans les intentions de vote pour Trump, notamment en raison des critiques concernant le traitement des migrants par l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) à Minneapolis. Il est possible que cette offensive contre les universités vise à mobiliser son électorat et à détourner l’attention de ces controverses.

L’impact de ces actions sur le paysage de l’enseignement supérieur américain reste à voir. Les critiques craignent que cette pression politique ne conduise à une censure académique et à une restriction de la liberté d’expression sur les campus universitaires. La situation souligne également les tensions croissantes autour des questions de diversité, d’inclusion et d’antisémitisme dans les universités américaines.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube ou d’un post X (anciennement Twitter) pertinent sur le sujet, si disponible et vérifié.]

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