« Hugely complex », a qualifié la coordinatrice nationale principale de la police antiterroriste, Vicki Evans, à propos des investigations menées dans le Gloucestershire. Un sixième suspect, de double nationalité britannique et iranienne, a été arrêté à Londres dans le cadre d’une enquête antiterroriste complexe liée à l’incident survenu près de la base aérienne de RAF Fairford, dans l’ouest de l’Angleterre, ont annoncé les autorités.
L’enquête sur les événements survenus dans le Gloucestershire s’accélère avec l’interpellation d’un homme de vingt-sept ans dans le quartier londonien de Westminster. La police métropolitaine indique que le suspect est poursuivi pour préparation d’actes terroristes. Deux propriétés de la capitale ont également été perquisitionnées par les équipes spécialisées.
Cette arrestation porte à six le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire. Les responsables politiques ont vivement critiqué la décision d’accorder la liberté sous caution à ces cinq suspects, le président Donald Trump déclarant qu’il n’aurait pas agi de la sorte et le secrétaire d’État Marco Rubio affirmant que de nombreuses personnes étaient troublées par cette mesure.
La police explore la piste d’un État étranger
Vicki Evans a précisé que ses services examinaient toutes les pistes possibles, y compris l’implication d’un État étranger
, selon la BBC. Elle a également remercié le public pour son soutien continu et sa patience pendant que les équipes poursuivent leurs investigations.
Du côté de l’exécutif, le Premier ministre Andy Burnham a déclaré qu’il existait de fortes indications que l’Iran avait joué un rôle dans l’incident, tout en insistant sur le fait que le Royaume-Uni collaborait étroitement avec les États-Unis et que les autorités exerçaient un contrôle des plus fermes sur la situation. Téhéran a vigoureusement rejeté toute participation à ces agissements. La tension diplomatique s’est intensifiée lorsque le gouvernement iranien a convoqué l’ambassadeur britannique à Téhéran.
La base de RAF Fairford au cœur du dispositif américain
La base de RAF Fairford a été utilisée ces derniers mois par des bombardiers américains après que l’ancien Premier ministre Keir Starmer a accordé aux États-Unis l’autorisation d’employer les bases britanniques pour des frappes jugées défensives contre Téhéran lors du conflit au Moyen-Orient.
Les divergences transatlantiques s’étalent au grand jour
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il avait été surpris par leur libération sous caution, tout en marquant son respect pour Scotland Yard, tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé qu’un acteur étranger s’était manifestement immiscé dans cet épisode.

Le dirigeant britannique a quant à lui assuré que son pays maintenait une coopération étroite avec Washington et conservait un contrôle absolu sur le dossier.
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