"Trump et la corruption : du G7 au G20, l’escalade sans limites"

(Alternative plus concise :) "G20 Ă  Doral : Trump pousse la corruption Ă  un nouveau niveau"

POLITIQUE

G20 au Trump National Doral : Le nouveau visage du pouvoir et du profit aux États-Unis

Par la Rédaction | Publié le 28 avril 2026

L’annonce du choix du Trump National Doral pour accueillir le prochain sommet du G20 marque un tournant symbolique. LĂ  oĂą une tentative similaire pour le G7 en 2019 avait provoquĂ© un tollĂ© national, l’indiffĂ©rence actuelle suggère une normalisation du profit personnel au sommet de l’État.

C’est un contraste saisissant qui illustre l’Ă©volution du paysage politique amĂ©ricain. En 2019, lorsque l’administration Trump avait envisagĂ© d’organiser le sommet du G7 dans son propre complexe hĂ´telier de Doral, en Floride, la rĂ©action avait Ă©tĂ© immĂ©diate et virulente. Ă€ l’Ă©poque, mĂŞme des voix rĂ©publicaines s’Ă©taient Ă©levĂ©es contre ce qui Ă©tait perçu comme un conflit d’intĂ©rĂŞts flagrant. Face Ă  la pression, Donald Trump avait finalement cĂ©dĂ©, dĂ©plaçant l’Ă©vĂ©nement Ă  Camp David (avant que la pandĂ©mie de COVID-19 ne vienne annuler le sommet).

Sept ans plus tard, l’histoire se rĂ©pète, mais le climat a changĂ©. Le prĂ©sident a sĂ©lectionnĂ© le Trump National Doral pour accueillir le sommet du G20, rĂ©unissant les dirigeants des principales Ă©conomies mondiales. Cette fois, le bruit mĂ©diatique est quasi inexistant.

L’ère de la « fatigue informationnelle »

Cette absence de réaction ne traduit pas nécessairement une approbation, mais plutôt un épuisement collectif. Selon une analyse publiée par The Atlantic, le public et la presse semblent être entrés dans une phase de paralysie face au flux ininterrompu de crises.

From Instagram — related to Donald Trump, Charlie Kirk

L’annonce du lieu du G20, faite dĂ©but septembre, a Ă©tĂ© rapidement Ă©clipsĂ©e par d’autres dossiers brĂ»lants, notamment la publication des dossiers Epstein et l’assassinat de Charlie Kirk. Pour beaucoup, l’idĂ©e qu’un prĂ©sident utilise sa fonction pour enrichir ses propres propriĂ©tĂ©s est devenue un dĂ©tail « dĂ©suet » face Ă  l’ampleur des enjeux actuels.

Le sommet du G20 s’annonce d’ailleurs comme un Ă©vĂ©nement hautement controversĂ© sur le plan diplomatique. The Washington Post rapporte que Donald Trump a l’intention d’y inviter le prĂ©sident russe Vladimir Poutine. Parallèlement, l’Afrique du Sud a Ă©tĂ© dĂ©sinvitĂ©e du sommet pour des griefs liĂ©s aux Afrikaners, qualifiĂ©s par certains d’imaginaires.

Du « petit profit » aux milliards de dollars

Si le cas du resort de Doral paraĂ®t aujourd’hui mineur, c’est parce que l’Ă©chelle des transactions financières entourant la prĂ©sidence a changĂ© de dimension. On est passĂ©, selon les observateurs, d’un « racket » de proximitĂ© — comme les tarifs exorbitants facturĂ©s aux agents du Secret Service sĂ©journant Ă  Mar-a-Lago — Ă  un système de profit globalisĂ©.

Du « petit profit » aux milliards de dollars
Donald Trump Secret Service David Kirkpatrick

Les chiffres sont vertigineux. David Kirkpatrick, journaliste au New Yorker, a estimĂ© que Donald Trump et sa famille immĂ©diate avaient tirĂ© profit de la prĂ©sidence Ă  hauteur de 3,4 milliards de dollars Ă  l’Ă©tĂ© 2025. Ce montant aurait grimpĂ© Ă  4 milliards de dollars fin janvier 2026.

Ce système s’appuie sur plusieurs leviers :

  • Des transactions d’État : Le gouvernement a validĂ© des paiements massifs Ă  d’anciens conseillers, dont 1,25 million de dollars pour Michael Flynn (malgrĂ© un plaidoyer de culpabilitĂ©) et 1,25 million pour Carter Page.
  • Des influences Ă©trangères : La Trump Organization signe des contrats lucratifs dans des villes oĂą l’administration mène sa politique Ă©trangère. Jared Kushner, bien que sans rĂ´le officiel, conclut Ă©galement des accords commerciaux dans des pays avec lesquels il nĂ©gocie pour le compte du prĂ©sident.
  • Des pressions judiciaires : Le prĂ©sident poursuit son propre gouvernement, rĂ©clamant 230 millions de dollars au ministère de la Justice et 10 milliards de dollars Ă  l’IRS pour la gestion de ses informations fiscales.

Un précédent historique

L’exemple le plus frappant de cette porositĂ© entre diplomatie et affaires serait l’affaire d’un milliardaire syrien. Le New York Times a rĂ©vĂ©lĂ© que ce dernier avait tentĂ© d’obtenir la levĂ©e des sanctions contre son pays via une offensive de charme incluant l’offre d’ouvrir un terrain de golf sous la marque Trump. Si les sanctions ont Ă©tĂ© levĂ©es, l’organisation Trump affirme qu’aucun accord pour le golf n’est conclu.

Un précédent historique
Cette Trump National Doral

Entre la vente prĂ©sumĂ©e de grâces Ă  des donateurs de campagne et l’entrĂ©e de sa sociĂ©tĂ© mĂ©dia dans les marchĂ©s de cryptomonnaies — alors que le gouvernement dĂ©finit la politique fĂ©dĂ©rale du secteur — l’administration Trump semble avoir instaurĂ© un nouveau paradigme.

Ce qui Ă©tait autrefois qualifiĂ© de « corruption honteuse » est devenu, pour une partie de l’Ă©lectorat et de la classe politique rĂ©publicaine, une simple manière de faire. Le rĂ©sultat est une administration qui, sur le plan financier, pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme la plus corrompue de l’histoire des États-Unis.

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