Tour Eiffel : Patrick Branco Ruivo quittera la direction fin 2026

Patrick Branco Ruivo, le directeur général de la Société d’exploitation de la tour Eiffel, a annoncé son départ pour la fin de l’année 2026. Cette décision intervient à la suite d’une polémique provoquée par l’éviction temporaire de salariées lors de la visite d’une délégation hindoue en septembre.

L’annonce du départ de Patrick Branco Ruivo à la tête de la SETE

En poste depuis 2018, Patrick Branco Ruivo quittera ses fonctions à la fin de l’année 2026, selon les informations diffusées par Le Monde. Le dirigeant a adressé un message à ses 420 collaborateurs pour clarifier sa position face aux responsabilités engagées.

Je n’ai jamais donné aucune instruction d’écarter ou de remplacer des femmes lors de la visite de cette délégation.

Dans son message interne, le directeur a estimé que, dans le contexte actuel, la responsabilité lui incombait pleinement. L’entourage de la mairie de Paris a indiqué que l’édile avait pris acte de cette décision responsable tout en saluant les années de service accomplies depuis fin 2018.

Сотрудниц Эйфелевой башни убрали с рабочих мест по просьбе индуистской делегации. Это вызвало забастовку и закрытие башни
Photo : theins.ru

La visite controversée du mouvement Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha

La tempête actuelle trouve son origine le 5 septembre, jour où une centaine de membres du mouvement Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS) ont visité le monument parisien. Cette organisation religieuse hindoue ultraconservatrice, dont les pratiques exigent la stricte séparation des hommes et des femmes lors de certains rassemblements, avait sollicité des modalités d’accueil particulières.

Pour répondre à cette requête, des consignes avaient été transmises en amont. Des salariées du site avaient ainsi reçu l’ordre de quitter leurs postes de travail et de se replier dans des locaux de service, tandis que d’autres ont été remplacées par des collègues masculins.

La grève du personnel et les enquêtes ordonnées par la mairie de Paris

L’application de ces consignes a immédiatement provoqué la colère des syndicats et des employés. Estimant que ces méthodes violaient les principes fondamentaux de non-discrimination, le personnel s’est mis en grève, contraignant la direction à fermer complètement le monument le 7 septembre. Le syndicat CGT a dénoncé une mise à l’écart visant à rendre les femmes invisibles en raison de leur genre.

Tour Eiffel : Patrick Branco Ruivo quittera la direction fin 2026
Photo : rg.ru

Face à l’ampleur du tollé, deux procédures distinctes ont été lancées à la demande d’Emmanuel Grégoire. L’enquête interne menée par la SETE a mis en lumière de graves défaillances dans l’organisation des visites protocolaires.

Les mesures correctives et les perspectives d’avenir pour la gestion du monument

La direction de la structure publique locale, qui gère le site employant 402 salariés pour un chiffre d’affaires de 156 millions d’euros, tente désormais de tourner la page. Le président de la SETE et maire de Paris Centre, Ariel Weil, a exigé la création d’un service protocolaire rigoureux ainsi que des programmes de formation renforcés dédiés à l’égalité entre les femmes et les hommes.

De son côté, le mouvement BAPS a présenté des excuses publiques pour les désagréments occasionnés, tout en affirmant qu’aucune interdiction d’accès n’avait formellement visé les visiteurs du site. La transition à la tête de l’organisme gestionnaire doit s’organiser au cours des prochains mois afin de stabiliser le fonctionnement de la Dame de fer avant le départ effectif du directeur général fin 2026.

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