Une doctorante en entomologie de l’Université de Californie à Riverside a baptisé un nouveau genre d’insectes phytophages découvert en Australie du nom de Swiftiephylus, en hommage à Taylor Swift. Décrites dans la revue Insect Systematics and Evolution, ces espèces s’ajoutent à d’autres hommages zoologiques rendus à la chanteuse américaine.
Les hommages scientifiques à la culture populaire prennent parfois des tournures inattendues. C’est Sarah Schroeder, doctorante en entomologie à l’Université de Californie à Riverside, qui est à l’origine de cette nomenclature pour le moins originale, ainsi que sa coauteure Christiane Weirauch, professeure dans la même institution.
Quatre espèces baptisées en référence aux albums de la star
Le nouveau genre a été baptisé Swiftiephylus en hommage direct à l’artiste, un choix assumé par la chercheuse qui qualifie ce clin d’œil d’hommage à Tay Tay. Ce genre nouvellement décrit regroupe à lui seul quatre espèces distinctes, dont les épithètes spécifiques en latin font écho à la discographie de la musicienne.
Les chercheurs ont ainsi attribué les noms latins suivants aux spécimens :
- Swiftiephylus taylorae
- Swiftiephylus amator
- Swiftiephylus intrepidus
- Swiftiephylus poetorum
Ces dénominations s’inscrivent dans une démarche rigoureuse de classification menée par l’équipe universitaire, bien que l’inspiration esthétique trouve son origine dans l’apparence physique de la chanteuse. La chercheuse a ainsi relevé une ressemblance visuelle entre les insectes et l’interprète de ses nombreux succès pop et country.
Des insectes jaune pâle aux nuances rappelant la chanteuse
L’idée de baptiser ainsi ces arthropodes est née d’une observation de terrain pour le moins surprenante. Interrogée sur les motivations derrière ce choix nomenclatural, la scientifique a détaillé la correspondance visuelle qu’elle a cru percevoir entre ses spécimens d’étude et son artiste favorite.
L’apparence de ces organismes présente une teinte générale qui a évoqué les choix stylistiques bien connus de la pop star. Les spécimens se caractérisent par une couleur de fond très claire rehaussée de pigmentations contrastées, une description que l’autrice de l’étude a formalisée dans ses travaux taxinomiques.
Ces petits insectes phytophages passent la majeure partie de leur cycle de vie sur les plantes hôtes dont ils se nourrissent. Les examens menés par les chercheurs confirment que ces organismes ne constituent en aucun cas une menace pour l’agriculture, l’environnement ou les écosystèmes locaux, et ne sont pas classés comme nuisibles.
Un outil de communication pour la taxonomie et la conservation
Au-delà de la note culturelle, la démarche vise à sensibiliser le grand public aux enjeux de la science de la conservation. La discipline taxinomique souffre souvent d’un manque de visibilité médiatique, un problème que l’utilisation d’un nom de célébrité permet de contourner pour attirer la lumière sur la biodiversité méconnue.

La protection de la faune passe impérativement par son inventaire préalable. La communauté scientifique espère ainsi que la popularité planétaire de la compositrice contribuera à braquer les projecteurs sur la diversité immense des insectes qui reste encore à découvrir et à documenter dans les régions reculées du globe.
Ce précédent zoologique n’est d’ailleurs pas une première pour la chanteuse, qui avait déjà prêté son patronyme à une autre créature. Un mille-pattes brun et orange découvert dans une forêt du Tennessee avait ainsi été baptisé Nannaria swiftae en 2022 par un scientifique passionné par son œuvre, confirmant l’ancrage progressif de l’univers de l’artiste dans la nomenclature officielle du vivant.
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