Scandale électoral au Karnataka : Une enquête pour fraude de vote est ouverte
Bangalore, Inde – Une enquête criminelle a été ouverte au Karnataka, en Inde, suite à des allégations de fraude lors des récentes élections. L’affaire a été déclenchée après que l’ERO (Election Registration Officer) a déposé une plainte auprès de la police locale le 21 février 2023, signalant un nombre anormalement élevé de demandes de modification des inscriptions sur les listes électorales.
Selon une déclaration du PDG, sur un total de demandes reçues, 24 ont été approuvées, tandis que 5 994 demandes jugées incorrectes ont été rejetées. Cette disparité a soulevé des soupçons et conduit à une enquête plus approfondie.
Suite aux directives de la Commission Électorale (CE), le PDG de l’État a transmis des informations détaillées au SP de Kalaburagi le 6 septembre 2023, incluant les données des objecteurs, leurs numéros de référence, leurs numéros d’identification électorale (EPIC) et les dates de création de leurs comptes.
Des réunions ont ensuite été organisées par le directeur électoral du Karnataka avec les enquêteurs et des experts en cybersécurité afin d’évaluer les progrès de l’enquête. Le PDG du Karnataka a affirmé avoir fourni toute l’assistance et les informations demandées par les autorités.
Cependant, le parti du Congrès a révélé une lettre du CID (Criminal Inquiry Department) adressée au PDG de l’État le 9 septembre 2025, dans laquelle il est demandé des “informations pertinentes” qui n’avaient pas été fournies malgré des demandes antérieures. Ces informations incluent des détails techniques tels que les adresses IP de destination, les ports de destination et le fonctionnement des applications NVSP, VHA et Garuda.
Contexte et implications :
Les allégations de fraude électorale sont particulièrement sensibles en Inde, la plus grande démocratie du monde. La manipulation des listes électorales peut potentiellement affecter l’issue des élections et saper la confiance du public dans le processus démocratique.
Les applications mentionnées dans la lettre du CID – NVSP (National Voters’ Services Portal), VHA (Voter Helpline App) et Garuda – sont des outils clés utilisés par la Commission Électorale pour la gestion des inscriptions électorales et la facilitation du vote. Le manque de transparence concernant leur fonctionnement et leur sécurité soulève des inquiétudes quant à leur vulnérabilité potentielle à la manipulation.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Karnataka et pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage politique de l’État et du pays. L’enquête est en cours et les résultats seront suivis de près par les observateurs politiques et le public.
