L’indice taïwanais a franchi la barre symbolique des 44 000 points ce mardi 26 mai 2026, porté par l’effervescence de l’intelligence artificielle. Pourtant, derrière cette croissance record, des investisseurs individuels subissent des pertes matérielles importantes, illustrant le décalage entre la performance macroéconomique et les décisions de trading erratiques.
L’illusion du jeu à somme nulle dans un marché en expansion
cluster (priority): CMoney
La question brûle les lèvres de nombreux observateurs sur les forums financiers : si tout le monde semble réaliser des profits records, qui est donc en train de perdre de l’argent ? Cette interrogation, devenue virale après une publication sur le forum PTT, souligne une méconnaissance fondamentale de la dynamique des marchés actions.
Contrairement aux produits dérivés comme les contrats à terme ou les options, qui sont par nature des paris où le gain de l’un est la perte de l’autre, le marché boursier n’est pas un jeu à somme nulle. Selon les principes de Paul Samuelson, prix Nobel d’économie, la valeur globale du marché peut augmenter simultanément pour tous les participants grâce à la croissance des bénéfices des entreprises.
Comme le rapporte l’actualité financière sur l’essor de l’intelligence artificielle, l’expansion massive de géants technologiques tels que TSMC ou Nvidia injecte de la valeur réelle dans l’économie, permettant à une multitude d’investisseurs de partager les dividendes de cette croissance globale sans que cela nécessite une contrepartie perdante immédiate.
Les quatre profils d’investisseurs vulnérables à la hausse
cluster (priority): CMoney
Malgré cette expansion de la richesse globale, la hausse ne protège pas tous les portefeuilles. Larry Harris, directeur du département de finance à l’Université de Californie du Sud, a identifié quatre catégories spécifiques d’investisseurs qui, paradoxalement, perdent de l’argent en plein marché haussier.
Les vendeurs à découvert qui parient contre la tendance, se faisant piéger par des opérations de rachat massif (short squeeze).
Les spéculateurs à court terme qui pratiquent l’achat sur les sommets et la vente sur les creux, se faisant ainsi éjecter du marché par la volatilité.
Les investisseurs utilisant un effet de levier élevé, dont les positions peuvent être liquidées lors de simples corrections de marché.
Les acteurs mus par le FOMO (peur de rater l’occasion), qui investissent massivement au point le plus haut du cycle, devenant les derniers acheteurs avant un repli.
L’amère réalité des pertes individuelles malgré le record du Taiex
La théorie se heurte violemment à la pratique. Ce mardi, alors que l’indice affichait une ouverture à 43 708,89 points et visait des sommets dépassant les 44 000 points, certains investisseurs ont dû capituler.
Un utilisateur du forum PTT a récemment partagé son désarroi après avoir décidé de liquider l’intégralité de ses positions le 25 mai. Selon des rapports sur les mouvements de marché de Yahoo Bourse, cet investisseur a enregistré une perte nette de 52 474 TWD. Son compte de trading révèle une série de transactions infructueuses sur quatre titres spécifiques.
Les actifs ayant entraîné ce déficit sont :
Chuang Jen
Ling Hang
Kwang Ying
Tung Shin
L’investisseur a exprimé sa détresse en demandant :
« J’ai perdu un total de 50 000, comment puis-je m’en remettre ? Y a-t-il quelqu’un d’autre qui perd de l’argent pour que nous puissions nous réconforter mutuellement ? »
cluster (priority): Yahoo股市
Un investisseur sur PTT, via Yahoo Bourse
Cette situation a été corroborée par ETtoday Finance, soulignant que la stratégie de l’investisseur, consistant à acheter au plus haut, l’a laissé piégé alors que l’indice général continuait sa progression fulgurante.
Le coût de l’opportunité et le piège de la familiarité
cluster (priority): news.google.com
Au-delà des pertes sèches, il existe un risque plus insidieux : celui de la stagnation. Dans un marché qui explose, ne pas gagner d’argent équivaut en termes de rendement relatif à une perte de pouvoir d’achat et d’opportunité.
Une anecdote partagée sur les réseaux sociaux illustre parfaitement ce phénomène. Un investisseur, suivant le conseil de l’acheter de ce qu’il connaît et lui est familier, a investi dans les actions de la chaîne de magasins FamilyMart. Si l’investissement a été jugé « sûr », le cours de l’action est resté pratiquement immobile pendant que le marché taïwanais battait des records.
Comme l’indique une discussion sur CMoney, cette approche défensive, bien que sécurisante, expose l’investisseur à un manque à gagner colossal lors des cycles de croissance technologique.
En définitive, la performance exceptionnelle du marché taïwanais en ce mois de mai 2026 rappelle que la réussite boursière ne dépend pas de la direction générale de l’indice, mais de la discipline individuelle. Entre la chasse aux gains rapides par effet de levier et l’inertie des titres trop prudents, l’investisseur doit naviguer entre le risque de ruine et le risque d’obsolescence financière.
Les sources de recherche fournies sont insuffisantes pour répondre à la question ou pour rédiger l’article demandé. Les documents consultés ne contiennent aucune information concernant la position de Taïwan sur le marché des puces d’intelligence artificielle, ni de données sur la capacité des États-Unis ou de la Corée du Sud à reproduire ses technologies. Les résultats portent sur des sujets non pertinents (un jeu de type « clicker », la production d’huile de tung) ou sur la compétition technologique générale entre la Chine et les États-Unis sans mentionner Taïwan.
Le président Donald Trump a quitté Pékin le 15 mai 2026 après un sommet avec Xi Jinping, qualifiant les discussions de très réussies. Si Boeing a confirmé l’achat de 200 avions par la Chine, peu d’accords commerciaux concrets ont été officialisés, malgré des tensions persistantes sur Taïwan et la guerre en Iran.
Le déploiement diplomatique a été massif. Entre banquets d’État et gardes d’honneur, le président Donald Trump a achevé son séjour à Pékin le 15 mai 2026 dans une atmosphère de courtoisie orchestrée. Pourtant, derrière la rhétorique chaleureuse et les invitations mutuelles, le bilan concret de ce sommet laisse apparaître des divergences notables entre les déclarations de la Maison Blanche et la réalité des engagements chinois.
Les commandes Boeing face au silence de Pékin
À bord de l’Air Force One, Donald Trump a affirmé avoir conclu des accords commerciaux fantastiques, excellents pour les deux pays. Le point le plus tangible de ces discussions concerne le secteur aéronautique. Le président américain a annoncé que la Chine s’était engagée à acquérir 200 avions Boeing, avec une promesse potentielle d’achat pour 750 appareils supplémentaires. Le constructeur aéronautique a confirmé la conclusion de cet accord, qui marquerait le premier contrat majeur de l’entreprise avec la Chine depuis près de dix ans.
L’optimisme du président américain s’est également étendu au secteur agricole. Selon Donald Trump, les agriculteurs américains devraient se réjouir, car la Chine s’engagerait à acheter des soybeans pour des milliards de dollars. Cependant, ce dynamisme affiché par Washington ne trouve pas d’écho immédiat à Pékin. À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle de ces achats ou de ces accords n’a été communiquée par les autorités chinoises.
L’enjeu est critique pour les deux puissances, alors que la trêve sur les tarifs douaniers doit expirer en novembre prochain. La délégation commerciale accompagnant le président Trump, composée de dirigeants d’entreprises spécialisées dans l’agriculture, l’aviation, les véhicules électriques et les puces d’intelligence artificielle, espérait des percées structurelles. Si les commandes d’avions constituent un signal, l’absence de validation chinoise laisse planer un doute sur la pérennité de ces engagements.
L’impasse sur le détroit d’Ormuz et le dossier iranien
Le volet géopolitique du sommet a révélé des frictions plus profondes, particulièrement concernant la guerre en Iran. Donald Trump est arrivé à Pékin avec l’objectif de convaincre Xi Jinping d’utiliser son influence pour contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le président américain a déclaré que Xi Jinping s’était engagé à ne pas fournir d’équipements militaires à l’Iran et avait proposé son aide pour résoudre le conflit. Trump a insisté sur le fait que lui et son homologue chinois partageaient des vues très similaires sur l’Iran, notamment sur la volonté de mettre fin à la guerre et d’empêcher l’obtention d’une arme nucléaire par Téhéran.
Toutefois, la communication officielle chinoise a totalement occulté ces points. Le compte rendu officiel de Pékin ne mentionne aucunement la guerre en Iran, et le ministère chinois des Affaires étrangères a évité de répondre aux questions sur l’éventuelle discussion de ce dossier. Interrogé sur la question de savoir si Xi Jinping s’était réellement engagé à faire pression pour la réouverture du détroit d’Ormuz, Donald Trump a nuancé son propos en affirmant qu’il n’avait pas besoin de faveurs, suggérant qu’aucun accord ferme n’a été conclu sur ce point névralgique.
La menace chinoise sur la question de Taïwan
Si le ton est resté cordial sur la forme, la question de Taïwan a été le théâtre d’un avertissement sévère de la part de Pékin. Xi Jinping a profité du sommet pour envoyer un signal clair aux États-Unis.
Donald Trump
Si la question n’est pas traitée correctement, les États-Unis et la Chine feront face à des affrontements et même des conflits.
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine
Face à cette mise en garde, Donald Trump a adopté une posture d’ambiguïté. Il a précisé aux journalistes qu’il n’avait pris aucun engagement dans un sens ou dans l’autre concernant Taïwan. Il a également indiqué que la décision relative aux futures ventes d’armes américaines à l’île n’avait pas encore été finalisée.
Symbolisme et calendrier diplomatique
Le sommet a été marqué par une mise en scène rigoureuse. Donald Trump a été reçu au complexe secret de la direction du Parti communiste chinois, le jardin de Zhongnanhai, un honneur rarement accordé. Ce geste symbolique a été accompagné d’un banquet d’État et d’un itinéraire dense visant à projeter une image de coopération.
Cette mise en scène semble avoir produit un effet sur le président américain, qui a invité Xi Jinping à se rendre à la Maison Blanche en septembre. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a confirmé vendredi que le président Xi effectuerait effectivement ce voyage en automne.
L’issue de ce sommet reste donc suspendue à deux échéances majeures : la visite de Xi Jinping à Washington en septembre et l’expiration de la trêve tarifaire en novembre. Si les gestes symboliques et les promesses d’achat d’avions suggèrent une volonté d’apaisement, le manque de convergence sur les dossiers de sécurité nationale — Iran et Taïwan — montre que les points de friction les plus aigus demeurent inchangés.
Sommet Trump-Xi : Pékin mise sur la « stabilité » pour désamorcer les tensions
PÉKIN – Alors que le président américain Donald Trump entame sa visite d’État en Chine, l’atmosphère diplomatique à Pékin oscille entre prudence stratégique et volonté affichée de normalisation. Au cœur des enjeux : la capacité des deux plus grandes puissances mondiales à transformer une rivalité systemic en une coexistence stable.
Loin des postures belliqueuses des mois précédents, la communication officielle chinoise a pris un tournant notable. Les médias d’État de la République populaire de Chine (RPC) présentent désormais ce sommet avec le président Xi Jinping non pas comme un affrontement, mais comme une opportunité cruciale de redresser la trajectoire des relations bilatérales.
Le pari du « respect mutuel »
L’architecte diplomatique de cette approche, l’ambassadeur de Chine aux États-Unis, Xie Feng, a tracé les lignes directrices de cette rencontre lors d’un entretien approfondi accordé à Newsweek juste avant le début de la visite. Pour Xie Feng, l’objectif est clair : sortir de la spirale des griefs pour instaurer une gestion pragmatique des différends.
From Instagram — related to Donald Trump, Pour Xie Feng
L’ambassadeur a insisté sur la nécessité de bâtir une relation « stable et saine », prônant un respect mutuel des intérêts fondamentaux de chaque nation. Cette rhétorique marque une volonté de Pékin de stabiliser le cadre diplomatique pour éviter tout incident majeur qui pourrait déstabiliser les marchés mondiaux.
📌 À suivre sur X : @WhiteHouse et @MFA_China pour les communiqués officiels et les images en direct du sommet. #TrumpXiSummit #Diplomatie #USAChina
Un enjeu d’intérêt public mondial
L’importance de ce sommet dépasse largement le cadre d’une simple rencontre protocolaire. Pour le public international, l’issue des discussions entre Donald Trump et Xi Jinping a un impact direct sur plusieurs piliers de la stabilité mondiale :
US NEWS LIVE: Donald Trump-Xi Meeting Sparks Global Attention, Big Decisions On Table | Beijing
Économie et Commerce : La volatilité des tarifs douaniers et les tensions sur les semi-conducteurs influencent directement les chaînes d’approvisionnement et les prix à la consommation.
Sécurité Globale : De la question de Taïwan à la gestion des crises en Asie du Sud-Est, la coordination (ou l’absence de coordination) entre Washington et Pékin définit le niveau de risque sécuritaire dans la région.
Climat et Santé : Les deux nations restent les principaux émetteurs de gaz à effet de serre ; aucun accord climatique global ne peut être viable sans un consensus sino-américain.
Vers un nouvel équilibre ?
Si les griefs restent profonds, la stratégie actuelle de la Chine semble être celle de la « main tendue conditionnelle ». En insistant sur l’égalité et l’intérêt mutuel, Pékin cherche à neutraliser les pressions américaines tout en maintenant ses propres ambitions stratégiques.
Trump Xi Beijing
Le défi pour Donald Trump sera de concilier sa volonté de fermeté sur les dossiers économiques avec la nécessité diplomatique de maintenir un canal de communication ouvert avec le président Xi.
📺 Analyse Vidéo : Retrouvez le décryptage complet des enjeux du sommet sur notre chaîne YouTube : [Lien vers la vidéo d’analyse Nouvelles-du-Monde]
Alors que les délégations s’installent à la table des négociations, le monde observe si ce sommet marquera le début d’une ère de stabilité prévisible ou s’il ne s’agit que d’une trêve temporaire dans une lutte d’influence prolongée.
Trump et Xi Jinping : Le sort de Taïwan au cœur d’un sommet sous haute tension
PÉKIN – Alors que le président Donald Trump entame son voyage vers la Chine pour un sommet crucial avec son homologue Xi Jinping, l’ombre de Taïwan plane sur les discussions. Prévues pour ce jeudi et vendredi, ces deux journées de négociations pourraient marquer un tournant historique dans la stratégie américaine en Asie-Pacifique.
Un pouvoir exécutif face aux limites du Congrès
L’enjeu dépasse le simple protocole diplomatique. Au centre des préoccupations : la capacité du président américain à redéfinir unilatéralement la position des États-Unis vis-à-vis de l’île de Taïwan, un territoire que Pékin revendique fermement comme faisant partie intégrante de sa souveraineté.
From Instagram — related to David Sacks, Sharon Gaffney de France
Interrogé par Sharon Gaffney de France 24, David Sacks, chercheur spécialisé dans les études asiatiques au Council on Foreign Relations (CFR), a alerté sur la flexibilité dont dispose l’administration Trump. Selon l’expert, le président pourrait choisir de modifier radicalement la politique américaine envers Taïwan, soulignant que le Congrès dispose de leviers limités pour « freiner » une telle décision présidentielle.
Un équilibre mondial sur le fil
L’importance de ce sommet pour l’intérêt public mondial est immense. Taïwan n’est pas seulement un point de friction politique, c’est le cœur battant de l’industrie mondiale des semi-conducteurs. Toute instabilité dans le détroit de Taïwan pourrait provoquer un choc économique systémique, affectant tout, de l’électronique grand public aux infrastructures de défense.
David Sacks
Le face-à-face Trump-Xi s’inscrit dans un contexte géopolitique volatil, où la Maison-Blanche tente de jongler entre une posture de fermeté économique et la nécessité d’éviter un conflit direct avec la deuxième puissance mondiale.
Suivez l’évolution du sommet en temps réel :
[Insérer ici le flux X/Twitter officiel de la Maison Blanche ou de l’ambassade des États-Unis en Chine]
Les enjeux des 48 prochaines heures
Les discussions de jeudi et vendredi porteront sur plusieurs axes, mais la question taïwanaise demeure le "point rouge" du sommet. Si Donald Trump venait à signaler une ouverture ou un assouplissement des soutiens américains à Taipei, cela pourrait être perçu par Pékin comme une victoire diplomatique majeure, tout en provoquant une onde de choc au sein des institutions législatives américaines.
L’analyse de David Sacks rappelle que la diplomatie américaine, souvent perçue comme un bloc monolithique, est en réalité soumise aux impulsions de l’exécutif, laissant le Congrès dans une position de réaction plutôt que de direction.
Analyse complète sur YouTube :
[Insérer ici la vidéo de l’entretien de David Sacks avec France 24]
Alors que le monde observe, l’issue de ce sommet déterminera non seulement la relation sino-américaine pour les années à venir, mais redéfinira également l’architecture de la sécurité mondiale en Asie.
ÉDITEUR : nouvelles-du-monde.com RUBRIQUE : Divertissement / Industrie du Cinéma DATE : 12 mai 2026 TAGS : #Cannes2026 #MarchéDuFilm #Taiwan #XR #IndustrieCréative #CinémaMondial
Au-delà de l’écran : Taiwan transforme sa présence au Marché du Film de Cannes en hub cross-média
Par la Rédaction de nouvelles-du-monde.com
CANNES – Le Marché du Film de Cannes ne se contente plus d’être le centre névralgique de la vente de longs-métrages. Cette année, l’événement opère une mutation profonde pour devenir un marché cross-média global, et Taiwan s’impose comme l’un des fers de lance de cette transition.
Loin de se limiter aux circuits de distribution traditionnels, la délégation taïwanaise a déployé une stratégie multidimensionnelle. Le Pavillon Taiwan ne se présente plus seulement comme une vitrine cinématographique, mais comme un écosystème intégrant la vente de films, des démonstrations de réalité étendue (XR) et des plateformes d’adaptation de propriété intellectuelle (IP).
Le genre comme moteur d’exportation
L’une des orientations majeures de cette année est l’accent mis sur le cinéma de genre, désormais considéré comme le principal moteur d’exportation culturelle de l’île. Cette stratégie vise à capter un public international plus large en misant sur des formats forts et exportables.
From Instagram — related to Danny Tseng, Mokster Films
L’exemple le plus concret de cette dynamique est le lancement du film d’horreur et de science-fiction Revive, réalisé par Danny Tseng. Le projet, dont les ventes sont orchestrées par Mokster Films, illustre parfaitement cette volonté de conjuguer ambition artistique et viabilité commerciale sur le marché mondial [1].
L’ère de l’IP et de l’immersif
Le virage pris par Taiwan reflète une tendance lourde de l’industrie : la convergence des médias. En investissant massivement dans les projets immersifs et la gestion des IP, Taiwan ne vend plus seulement un film, mais un univers capable d’être décliné en séries, jeux vidéo ou expériences virtuelles.
Cannes Record Number of Films Directed by Women Slammed | TaiwanPlus News
L’importance de cette expansion a été soulignée par Variety, notant que Taiwan élargit son empreinte à Cannes à travers les ventes de films, mais surtout via les projets immersifs et la propriété intellectuelle [3]. Cette approche permet de diversifier les sources de revenus et de renforcer l’influence culturelle de l’île à l’échelle globale.
Un enjeu économique et stratégique
Pour les observateurs de l’industrie, ce pivot est stratégique. Dans un marché saturé, la capacité à transformer un récit en une franchise multiplateforme est devenue la clé de la survie économique. En positionnant le Pavillon Taiwan comme un carrefour entre technologie (XR) et narration (IP), le pays se place à l’avant-garde de la nouvelle économie créative.
Mokster Films
L’intégration de ces nouvelles technologies ne répond pas seulement à une mode, mais à une demande croissante des diffuseurs et des plateformes de streaming qui recherchent des contenus capables d’engager les spectateurs au-delà de la simple projection passive.
Sources et références :
[1] Screendaily : Lancement de ‘Revive’ de Danny Tseng avec Mokster Films.
[3] Variety via X.com : Expansion de l’empreinte de Taiwan à Cannes (Ventes, Immersif et IP).
Purges massives dans l’armée chinoise : Xi Jinping affaiblit-il sa capacité à agir contre Taïwan ?
Pékin – Une purge sans précédent au sein de l’Armée populaire de libération (APL) soulève des questions quant à la capacité de la Chine à mener des opérations militaires complexes, notamment une éventuelle invasion de Taïwan. Les purges, qui ont débuté en 2022 et se sont intensifiées ces derniers mois, ont conduit au remplacement de plus de la moitié des officiers supérieurs de l’APL, selon un nouveau rapport du China Power Project du Center for Strategic and International Studies (CSIS).
Le rapport, publié en février 2026, révèle que 36 généraux et lieutenant-généraux ont été limogés, 65 autres sont considérés comme disparus ou potentiellement purgés, ce qui porte le nombre total d’officiers affectés à 101 sur 176 postes de haut rang. Les cinq principaux théâtres militaires chinois ont tous vu leurs commandants remplacés, ainsi que 56 commandants adjoints de théâtre.
« Xi Jinping a dépassé même les purges de Mao », a déclaré à The Cipher Brief le contre-amiral à la retraite Mike Studeman, ancien commandant du Bureau du renseignement naval. Il faisait référence à l’élimination par Mao Zedong de la haute commandement de l’APL au début des années 1970. « Et il a fondamentalement remodelé la façon dont l’armée sera dirigée. »
Officiellement, ces purges sont justifiées par une lutte contre la corruption. Cependant, les experts estiment que Xi Jinping cherche à s’assurer de la loyauté absolue de l’armée, en particulier alors que les tensions avec Taïwan et les États-Unis restent vives.
Bonny Lin, directrice du China Power Project, estime que ces purges rendent une action militaire à court terme contre Taïwan improbable. « À court terme, compte tenu des postes vacants importants, il serait incroyablement difficile pour la Chine de lancer de vastes campagnes militaires contre Taïwan », a-t-elle écrit dans son évaluation du rapport. Elle souligne également que les purges ont eu un impact négatif sur les exercices militaires chinois autour de Taïwan en 2025.
Brian Hart, directeur adjoint du China Power Project, est encore plus direct : « Ce n’est pas le commandement avec lequel Xi Jinping voudrait faire la guerre. On ne choisit pas de faire la guerre avec la moitié de ses commandants manquants. »
Lyle Morris, chercheur principal à l’Asia Society’s Center for China Analysis, a été surpris par l’ampleur des purges. « Au-delà du niveau des généraux quatre étoiles, vous avez les officiers trois, deux et un étoiles et tous leurs subordonnés qui semblent avoir été complètement purgés ou en cours de suppression », a-t-il déclaré. « Cela a des répercussions sur le leadership, la confiance et l’exécution des entraînements et des missions de l’APL. »
Les purges ont également soulevé des inquiétudes quant à la qualité du renseignement militaire chinois. Certains experts craignent que les nouveaux dirigeants, plus soucieux de plaire à Xi Jinping que de fournir des évaluations honnêtes, ne soient moins enclins à signaler les problèmes ou les risques potentiels.
« Le sentiment général est que toute personne qui sera nouvellement nommée sera beaucoup plus dépendante de Xi », a déclaré Studeman. « Il y aura probablement plus de ‘oui-hommes’ qui auront davantage à craindre de contredire Xi Jinping. »
Malgré les défis à court terme, certains experts estiment qu’une armée plus forte et moins corrompue pourrait émerger à long terme. Cependant, la reconstruction de l’APL prendra du temps et nécessitera un équilibre délicat entre loyauté politique et compétence professionnelle.
Alors que les purges se poursuivent, l’impact sur la politique régionale et la sécurité internationale reste incertain. Les États-Unis et leurs alliés surveillent de près la situation, et les préparatifs pour faire face à d’éventuelles actions chinoises se poursuivent.
« Je ne pense pas que IndoPacom [le Commandement indo-pacifique des États-Unis] se détendra », a déclaré Morris. « Leur travail consiste à se préparer aux pires scénarios. »
Trump fait pression sur la Chine pour qu’elle intervienne dans le détroit d’Ormuz, menaçant de reporter son voyage à Pékin
PÉKIN – Le président Donald Trump a lié lundi son prochain voyage à Pékin à la coopération de la Chine pour sécuriser le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette pression s’exerce alors que les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix du pétrole et perturbent le trafic maritime.
Dans une interview accordée au Financial Times, Trump a déclaré qu’il était « approprié » que les pays bénéficiant du détroit d’Ormuz contribuent à sa sécurité. Il a ainsi rejoint son appel lancé la veille, demandant aux alliés américains et à la Chine d’envoyer des navires de guerre dans cette zone stratégique, par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial.
La Chine, premier acheteur de pétrole du Golfe, se trouve dans une position délicate. Elle doit concilier sa dépendance économique à des routes d’approvisionnement énergétiques stables avec sa politique traditionnelle de non-ingérence dans les affaires d’autres pays, selon des observateurs.
Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril, et le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz est tombé à zéro samedi pour la première fois depuis le début des opérations militaires américaines et israéliennes contre l’Iran il y a deux semaines.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi lundi en appelant à une désescalade au Moyen-Orient, tout en soulignant l’importance de la diplomatie et de la visite prévue de Trump à Pékin.
Pékin ne souhaite pas être perçue comme cédant aux pressions américaines ou être entraînée dans une intervention militaire dirigée par les États-Unis, ni voir sa visite être utilisée comme un moyen de pression, ont indiqué des observateurs.
La situation reste incertaine, et l’issue de ces négociations aura des répercussions importantes sur l’économie mondiale et la sécurité énergétique.
Escalade au Moyen-Orient : La frappe contre l’Iran pourrait déclencher une course à l’armement nucléaire en Asie, avertit un expert
Par [Votre Nom], Rédacteur en chef international, nouvelles-du-monde.com
WASHINGTON – L’élimination du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres figures clés militaires et politiques par des frappes américano-israéliennes a plongé le Moyen-Orient dans une incertitude accrue. Alors que les conséquences immédiates de cette opération militaire se dessinent, des experts mettent en garde contre une possible escalade du conflit et une course à l’armement nucléaire en Asie de l’Est.
Zhao Tong, chercheur principal au Carnegie Endowment for International Peace, basé à Washington, souligne la complexité de la situation. “Il est très difficile de prédire comment la situation va évoluer à ce stade,” explique-t-il. Bien que les États-Unis et Israël aient obtenu un succès initial en neutralisant le leadership iranien, le risque de prolongation des combats reste bien réel.
L’Iran pourrait imposer des coûts importants par des représailles, et le conflit pourrait s’étendre à d’autres pays de la région. Zhao Tong met également en garde contre les limites des capacités militaires américaines et israéliennes. “Les États-Unis et Israël disposent de munitions très limitées, y compris des armes de précision et des systèmes de défense antimissile, ce qui pourrait entraver leur capacité à maintenir une opération militaire intensive sur le long terme sans épuiser leurs ressources pour d’autres théâtres.”
Selon l’analyste, l’Iran pourrait chercher à épuiser les forces américaines et israéliennes dans l’espoir de faire échouer l’objectif de changement de régime.
Cette situation intervient alors que les tensions régionales sont déjà vives et que la prolifération nucléaire est une préoccupation constante. Une escalade du conflit pourrait inciter d’autres pays de la région à développer leurs propres capacités nucléaires, déclenchant une course à l’armement potentiellement déstabilisatrice.
Zhao Tong se concentre dans ses recherches sur les questions de sécurité stratégique, notamment la politique en matière d’armes nucléaires, la dissuasion, le contrôle des armements, la non-prolifération, la défense antimissile, les armes hypersoniques, la sécurité régionale en Asie-Pacifique, ainsi que la politique de sécurité et étrangère de la Chine. Son expertise est particulièrement pertinente dans le contexte actuel, où les implications géopolitiques de la crise iranienne s’étendent bien au-delà du Moyen-Orient.
[Intégration d’une vidéo YouTube pertinente, si disponible dans les sources, ou d’un autre contenu multimédia pertinent]
L’évolution de la situation en Iran et ses répercussions sur la sécurité mondiale seront suivies de près par la communauté internationale. La capacité des États-Unis et de leurs alliés à gérer cette crise de manière à éviter une escalade incontrôlable sera cruciale pour la stabilité régionale et mondiale.
Cet article est basé sur une interview accordée par Zhao Tong et initialement publiée dans le South China Morning Post. Pour d’autres analyses, [lien vers la série d’interviews du SCMP].
La Chine en demi-finale de la Coupe d’Asie féminine, l’Australie qualifiée pour la Coupe du Monde
Perth, Australie – Les championnes en titre chinoises ont décroché leur billet pour les demi-finales de la Coupe d’Asie féminine et une place pour la Coupe du Monde 2027 au Brésil, en battant Taïwan 2-0 après prolongation samedi. La rencontre, disputée à Perth, a été marquée par un but contre son camp de Chen Ying-hui et un but de Shao Ziqin en fin de match.
La Chine affrontera l’Australie, les "Matildas", en demi-finale mardi. Cependant, l’équipe devra composer sans sa star, Wang Shuang, suspendue pour accumulation de cartons jaunes. L’entraîneur chinois, Ante Milicic, a exprimé sa confiance en la capacité de son équipe à surmonter cette absence : "Elle est une perte, bien sûr. Mais cela représente une opportunité pour une autre joueuse de se montrer. Ces filles sont incroyablement résilientes et je crois en elles face à n’importe quel adversaire."
La victoire chinoise n’a pas été sans connotations politiques, compte tenu des tensions entre la Chine et Taïwan, qui participe aux compétitions internationales sous le nom de "Taipei chinois". La rencontre a attiré un public de 5 238 spectateurs, avec des supporters des deux camps, les supporters taïwanais se faisant entendre plus fort. Certains fans chinois arboraient des t-shirts avec l’inscription "La Chine est ma foi".
Dans l’autre match de la journée, la Corée du Sud a écrasé l’Ouzbékistan 6-0 à Sydney, assurant également sa qualification pour la Coupe du Monde 2027. La Corée du Sud affrontera le vainqueur du match entre le Japon et les Philippines en demi-finale mercredi.
Malgré leur défaite, Taïwan et l’Ouzbékistan auront encore une chance de se qualifier pour la Coupe du Monde via les barrages, aux côtés de la Corée du Nord et du perdant du match Japon-Philippines.
L’équipe chinoise a démontré une grande détermination tout au long du match, notamment grâce à Shao Ziqin, qui a marqué le but décisif en prolongation. L’entraîneur Prasobchoke Chokemor a salué l’engagement de son équipe taïwanaise, malgré la défaite : "Elles ont tout donné sur le terrain et ont montré leur force de caractère. Je leur ai dit de ne pas être tristes, de ne pas pleurer."
La Coupe d’Asie féminine continue de captiver les fans, avec des enjeux élevés et des performances impressionnantes de la part des équipes participantes. La compétition met en lumière le talent croissant du football féminin en Asie et promet des matchs passionnants à venir.