ukraine : Nouvelles armes anti-brouillage pour drones, et retour en détention d’un opposant biélorusse
Kyiv, Ukraine – L’Ukraine développe de nouveaux drones capables de contrer les systèmes de guerre électronique russes, avec une portée d’attaque dépassant les 40 kilomètres, a annoncé le ministre de la Numérisation Mykhailo Fedorov. Ces drones, fruit du cluster d’innovation Brave1 financé par l’État, sont conçus pour surmonter les interférences russes qui perturbent actuellement les systèmes de navigation des drones, les faisant dévier de leur trajectoire.
Selon Fedorov, ces nouveaux modèles représentent “un nouveau niveau de capacité à attaquer l’ennemi”. L’importance croissante des drones d’attaque est soulignée par leur faible coût de production et leur évolutivité, les transformant en une solution “favorable et pratique pour le front”.
Contexte : L’essor de la guerre des drones
L’utilisation de drones sur le champ de bataille ukrainien a connu une augmentation spectaculaire depuis le début du conflit.Initialement utilisés pour la reconnaissance, les drones sont désormais employés pour des missions d’attaque, de surveillance et de guerre électronique.La capacité à neutraliser les systèmes de brouillage ennemis est devenue une priorité stratégique pour les deux camps.
En Biélorussie,un retour en détention controversé
Par ailleurs,l’opposant biélorusse libéré Nikolaj Statkewitsch a été de nouveau arrêté,malgré sa libération récente dans le cadre d’un accord négocié avec une délégation américaine. statkewitsch, ancien candidat à la présidence, a refusé de quitter le Bélarus après sa libération et a été enlevé par des hommes masqués après avoir passé des heures au point de contrôle frontalier. Il a été ramené à la colonie pénitentiaire où il était précédemment emprisonné.
Cette situation souligne la complexité de la situation politique en Biélorussie, où le régime d’Alexander Lukashenko continue de réprimer l’opposition. La libération de 52 prisonniers, transférés en Lituanie, était perçue comme un geste de bonne volonté, mais le sort de Statkewitsch illustre les limites de ces concessions.
