La FIFA a décidé, ce lundi 6 juillet 2026, de suspendre pour un an l’application de la suspension automatique d’un match pour l’attaquant américain Folarin Balogun, malgré un carton rouge reçu en 16es de finale contre la Bosnie. Cette décision provoque la colère de l’UEFA et de Sepp Blatter.
Le risque de forfait pour les États-Unis face au TAS
La fédération belge se trouve dans une impasse réglementaire. Selon la RTBF, les décisions disciplinaires liées à un carton rouge ne peuvent être contestées que par le joueur ou sa fédération, excluant théoriquement toute tierce partie comme la Belgique. Pourtant, un recours d’urgence auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) reste l’unique option. Le TAS dispose d’une chambre “ad hoc” pour la Coupe du monde capable de rendre un verdict en quelques heures, ou au maximum sous 48 heures. L’enjeu est colossal pour Team USA. Si le TAS invalide la décision de la FIFA après le coup de sifflet final, les États-Unis pourraient perdre le match par forfait pour avoir aligné un joueur non autorisé. “Je crains qu’on se retrouve ici dans un vide juridique. En principe, les décisions disciplinaires qui résultent d’un carton rouge et qui font l’objet de procédures disciplinaires ne sont appelables que par la partie lésée, soit la fédération américaine ou le joueur lui-même.”Sébastien Ledure, avocatL’erreur d’application du règlement FIFA
- Article 27 : Permet de suspendre l’exécution d’une décision (souvent pour des sanctions de 2 ou 3 matchs).
- Article 66.4 : Impose une suspension automatique immédiate après un carton rouge.
La réaction frontale de l’UEFA et de Sepp Blatter
Un précédent dangereux pour l’équité sportive
Le risque majeur est la création d’un précédent. Si la FIFA accepte de suspendre une sanction automatique pour un joueur, elle devra théoriquement faire de même pour toutes les situations similaires durant le reste de la compétition. Le climat est d’autant plus tendu que la proximité entre le président de la FIFA et le président américain est pointée du doigt. L’idée que le pouvoir politique puisse influencer les décisions disciplinaires d’un tournoi mondial menace, selon les observateurs, les fondements mêmes d’une compétition équitable et transparente. Alors que le match approche, la pression monte sur Gianni Infantino. Une conférence de presse s’annonce électrique, alors que le monde du football attend de savoir si le règlement prime sur les influences diplomatiques.Find more reporting in our Sports section.

