Novak Djokovic a écrasé la rouille pour s’imposer face à Giovanni Mpetshi Perricard en quatre sets lors du premier tour de Roland-Garros 2026, confirmant sa domination sur terre battue malgré une préparation physique et mentale mise à l’épreuve.
Le Serbe, âgé de 39 ans, a remporté son 22e premier tour consécutif à Paris, un exploit qui soulève des questions sur sa capacité à défier les jeunes prodiges comme Carlos Alcaraz, absent cette année pour blessure. Mais c’est surtout son duel contre le Français Giovanni Mpetshi Perricard (83e mondial) qui a captivé les spectateurs du Stade Philippe-Chatrier, où le jeune serveur a imposé un rythme infernal avant de céder sous la pression.
Un service à 230 km/h qui a fait trembler Djokovic
Avec un premier service à 230 km/h – record du tournoi l’an dernier à Wimbledon – et une frappe de revers dévastatrice, Mpetshi Perricard a dominé les premiers échanges comme peu de joueurs osent le faire face à Djokovic. Le Français, qui n’avait qu’une seule victoire en Grand Chelem à son actif avant ce tournoi, a remporté 82% de ses points sur son premier service et livré 38 aces contre 26 pour son adversaire dans les deux premiers sets. “C’est comme quelque chose que j’ai vu une ou deux fois dans ma carrière, avec Reilly Opelka ou Ivo Karlovic”, a reconnu Djokovic après le match, visiblement impressionné par la puissance de son adversaire.
“J’ai joué contre lui pour la première fois et il est pratiquement impossible de voir d’où il va servir. C’est comme quelque chose que j’ai vu une ou deux fois dans ma carrière.”
— Novak Djokovic, après sa victoire 5-7, 7-5, 6-1, 6-4
Le Serbe, habituellement impassible, a montré des signes de frustration visible dès le 11e jeu du premier set, où il a été brisé pour la première fois. Il a réagi avec des gestes exagérés, des remarques envers le public et même une mimique de “pantomime villain” – cuvant sa main derrière l’oreille pour stimuler l’ambiance – avant de se reprendre dans les sets suivants. Son retournement de situation dans le troisième set (6-1) et sa concentration retrouvée dans le quatrième ont scellé sa victoire, malgré une blessure apparente au poignet droit de Mpetshi Perricard en fin de match.
La stratégie du “peu de matches” qui paie
Djokovic n’a joué que 11 matchs en simple en 2026, une stratégie deliberate pour préserver sa condition physique après une blessure à l’épaule survenue à Indian Wells en mars. Son unique confrontation sur terre battue avant Roland-Garros s’est soldée par une défaite en trois sets face à Dino Prizmic lors du Masters de Rome. “Après Indian Wells, il n’était tout simplement pas possible pour moi de competir pendant plusieurs mois. C’est pour cette raison”, a expliqué Djokovic, soulignant que sa préparation pour ce tournoi a consisté en “des centaines d’heures sur le terrain pour perfectionner le jeu et le corps”.

“J’ai passé beaucoup d’heures sur le court pour perfectionner le jeu et le corps, et me préparer physiquement et techniquement pour des matchs en cinq sets.”
— Novak Djokovic, France 24
Cette approche minimaliste a payé : Djokovic a remporté son match en 2h20, un temps record pour un premier tour à Roland-Garros cette année. Pourtant, l’ancien numéro un mondial a admis que son manque de match sur terre battue avait rendu ce duel particulièrement difficile. “C’était un match très dur pour moi. La dernière chose que je voulais, c’était affronter un serveur aussi puissant avec un revers aussi redoutable que celui de Mpetshi Perricard”, a analysé l’ancienne joueuse Annabel Croft sur BBC Radio 5 Sports Extra, soulignant l’attitude combative du Français malgré son jeune âge.
“Il a joué extrêmement bien pour passer ce match. J’ai vraiment apprécié son attitude – il a embrassé le défi, il souriait beaucoup et semblait s’amuser avec cette épreuve.”
— Annabel Croft, ancienne joueuse et commentatrice pour <a href="https://www.bbc.
Un tournoi ouvert aux surprises
L’absence de Carlos Alcaraz, double tenant du titre et favori logique, a immédiatement créé un vide dans ce tournoi. Pourtant, Djokovic a rapidement affirmé qu’il ne voyait pas cette situation comme un avantage particulier : “Je ne pense pas que cela change significativement mon approche, car j’ai déjà traversé des périodes difficiles avec mon corps ces six derniers mois”, a-t-il déclaré. Le Serbe a cependant rappelé qu’il avait été proche de remporter un nouveau major à l’Open d’Australie 2026, et que sa confiance restait intacte.
“Je me sens toujours avoir une très bonne chance. J’ai prouvé que je pouvais le faire à l’Open d’Australie cette année où j’ai été proche de remporter un autre titre.”
— Novak Djokovic, <a href="https://sports.yahoo.com/articles/novak-djokovic-says-very-good-110455168.
Cette déclaration contraste avec les analyses de John McEnroe, commentateur pour TNT, qui a estimé que l’absence d’Alcaraz ouvrait effectivement des portes pour Djokovic et d’autres joueurs en difficulté comme Alexander Zverev (2e tête de série) : “Quand il semblait encore plus improbable que Djokovic puisse remporter un autre major, la porte s’est clairement ouverte pour lui ainsi que pour Zverev et d’autres qui traversent des moments difficiles.”
Et maintenant ? Le parcours du géant
Djokovic affronte désormais Valentin Royer (140e mondial) au second tour, un joueur qui n’a jamais battu un top 10 en Grand Chelem. Mais le vrai défi sera de maintenir ce niveau de jeu sur la durée, alors que le tournoi promet d’être physiquement exigeant avec des matchs en cinq sets. Le Serbe a déjà démontré sa capacité à rebondir après des débuts difficiles : en 2023, il était mené 1-6, 1-6 contre Stefanos Tsitsipas avant de remporter le match en cinq sets.
Sur le plan tactique, Djokovic devra probablement ajuster son jeu face à des adversaires moins expérimentés mais tout aussi puissants. Son succès contre Mpetshi Perricard montre qu’il a su exploiter les faiblesses de son adversaire – notamment sa concentration dans les moments clés – tout en limitant les erreurs non forcées. Une approche qui pourrait bien lui servir contre des joueurs comme Zverev ou Andrey Rublev dans les tours suivants.
Reste une question cruciale : Djokovic peut-il maintenir cette forme jusqu’en finale ? Son âge (39 ans), son histoire de blessures récurrentes et sa stratégie de sélection des tournois rendent ce pari audacieux. Mais une chose est sûre : le tennis masculin n’a jamais été aussi imprévisible, et Roland-Garros 2026 pourrait bien écrire une nouvelle page de l’histoire.
🔹 À suivre : Le second tour de Djokovic contre Valentin Royer (mercredi 28 mai) pourrait révéler si sa victoire contre Mpetshi Perricard était un coup de chance ou le début d’une domination.
<!– /wp:paragraph The victory marked Djokovic's 22nd French Open appearance, showcasing his enduring dominance on clay against a determined young challenger.