Saisie record d’armes illégales : l’ATF intensifie sa lutte contre le trafic, de la rue aux cartels
Washington – Les agents fédéraux américains ont saisi plus de 36 000 armes à feu illégales depuis le début de la présidence de Donald Trump, dont des milliers destinées au Mexique, selon des chiffres récemment publiés par l’ATF (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives). Cette intensification de la lutte contre le trafic d’armes coïncide avec un changement de stratégie de l’agence, qui se concentre désormais davantage sur les réseaux criminels organisés que sur les modifications d’armes à feu, comme les “ghost guns”, privilégiées par l’administration Biden.
Plus de 2,3 millions de munitions ont également été saisies, provenant principalement de membres de gangs et d’organisations criminelles transnationales. Robert Cekada, directeur adjoint de l’ATF, a souligné que l’agence cible activement ces réseaux complexes, tant au niveau national qu’international, qui alimentent la violence armée aux États-Unis et au-delà.
“Les armes à feu illégales proviennent de plus en plus de tous les États du pays. Ce n’est pas seulement un problème de frontière sud, c’est une menace nationale”, a déclaré Cekada dans un communiqué. “Nos agents traquent sans relâche les gangs, les cartels et les organisations criminelles qui trafiquent illégalement des armes à feu et transforment les rues américaines en zones de guerre.”
Plus de 4 359 armes à feu et plus de 648 000 munitions ont été interceptées alors qu’elles étaient acheminées vers le Mexique, où elles risquaient d’être utilisées par des gangs violents et des cartels de la drogue. L’ATF utilise des bases de données balistiques, des analyses ADN et des techniques de traçage pour remonter la chaîne d’approvisionnement et identifier les responsables. Les armes saisies sont généralement restituées à leurs propriétaires légitimes ou détruites.
Ce regain d’activité de l’ATF intervient dans un contexte de débat national sur le contrôle des armes à feu et l’équilibre entre l’application de la loi et la protection du droit constitutionnel de porter des armes. Récemment, des incidents impliquant des agents des forces de l’ordre et des armes à feu ont suscité la controverse, notamment l’affaire d’un homme abattu par des agents de l’immigration après avoir apparemment exhibé une arme à feu légale.
L’administration Trump a mis l’accent sur la lutte contre la criminalité de rue, la violence des gangs et les cartels de la drogue. Cette approche se distingue de celle de l’administration Biden, qui s’est concentrée sur la réglementation des armes à feu modifiées et des pièces détachées.
L’ATF insiste sur le fait que ses efforts ne visent pas les propriétaires légaux d’armes à feu, mais plutôt les trafiquants qui fournissent des armes aux criminels, aux terroristes et aux personnes interdites de possession. L’agence s’efforce de perturber ces réseaux et de réduire la violence armée dans tout le pays.
[Insérer ici un tweet pertinent d’un représentant du Congrès ou d’une organisation de défense des droits sur les armes à feu, par exemple, un commentaire sur les saisies de l’ATF ou sur le débat sur le contrôle des armes à feu.]
L’importance de cette lutte contre le trafic d’armes est soulignée par les statistiques alarmantes sur la violence armée aux États-Unis. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les armes à feu ont été impliquées dans plus de 45 000 décès en 2020, dont plus de 24 000 homicides. Le Mexique est également confronté à une crise de violence liée aux armes à feu, avec des milliers de décès chaque année.
[Insérer ici une courte vidéo YouTube d’un reportage sur le trafic d’armes entre les États-Unis et le Mexique, par exemple, un reportage d’investigation sur les routes d’approvisionnement des cartels.]
L’ATF continue de travailler en étroite collaboration avec les forces de l’ordre locales, étatiques et fédérales, ainsi qu’avec les autorités mexicaines, pour lutter contre le trafic d’armes et réduire la violence armée. L’agence s’engage à poursuivre les criminels qui profitent de ce commerce illégal et à protéger les communautés américaines et mexicaines.
