Trump envisage de réduire les frappes contre l’Iran, évoquant la destruction de ses capacités militaires
WASHINGTON (AP) — Le président Donald Trump a indiqué vendredi qu’il envisageait de réduire les frappes contre l’Iran et de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, alors qu’il se dit proche de détruire les capacités militaires de Téhéran.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a exposé une série d’objectifs qu’il estime proches d’être atteints. Il a notamment mentionné la « dégradation complète » des capacités iraniennes en matière de missiles, la destruction de son industrie de défense, l’élimination de sa marine et de son armée de l’air, ainsi que l’empêchement de l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires.
« Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs et envisageons de réduire nos importantes opérations militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste d’Iran », a-t-il écrit.
Le président a également souligné la nécessité de protéger les alliés américains dans la région, citant Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et d’autres pays.
Trump a également abordé la question du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce international. Il a suggéré que d’autres nations devraient assurer sa garde et sa police, soulignant que les États-Unis ne devraient pas être obligés de le faire une fois que la menace iranienne aura été « éradiquée ».
Cette déclaration intervient alors que l’administration Trump a récemment déployé davantage de troupes et de navires de guerre dans la région et demandé au Congrès une enveloppe supplémentaire de 200 milliards de dollars pour financer la guerre.
L’annonce de Trump semble donc marquer un possible tournant dans la politique américaine à l’égard de l’Iran, après des mois d’escalade des tensions.
Le 7 mars 2026, des responsables iraniens ont désigné le fils du défunt guide suprême comme son successeur, une décision que Trump a implicitement critiquée.
Par ailleurs, Israël a mené des frappes aériennes sur Téhéran à l’occasion du Nouvel An persan, ce qui a provoqué des perturbations sur les marchés de l’énergie, selon des informations d’AP News.
