Le Real Madrid, champion d’Europe en titre, s’est auto-sabordé sous la direction technique de Carlo Ancelotti, dont le départ en 2021 avait marqué un tournant. Quinze ans plus tard, l’équipe madrilène reproduit les mêmes erreurs stratégiques avec le nouvel entraîneur Julen Arbeloa, selon une analyse publiée ce samedi 16 mai 2026 par *Hai Kora*, confirmant une crise structurelle qui dépasse les choix tactiques.
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Un schéma de déclin qui se répète
Le Real Madrid n’est pas une équipe qui s’effondre du jour au lendemain. Ses crises sont souvent le fruit d’une accumulation de décisions mal calibrées, où la gestion des talents et la cohésion collective se brisent sous le poids d’un ego collectif mal maîtrisé. En 2021, le départ de Carlo Ancelotti avait révélé une fracture entre la direction sportive et la junte présidée par Florentino Pérez. Quinze ans plus tard, les mêmes symptômes resurgissent, mais avec une différence majeure : l’absence de recette miracle pour relancer une machine qui tourne à vide.
Selon *Hai Kora*, le problème ne tient pas à une seule erreur tactique, mais à une stratégie de recrutement et de gestion des egos qui échoue systématiquement. En 2021, Ancelotti avait quitté le club après des tensions avec la junte, notamment autour du traitement réservé à des joueurs comme Sergio Ramos ou Karim Benzema. Aujourd’hui, Julen Arbeloa, nommé en 2025 après le départ de Vinícius Jr. vers le Barça, se retrouve face à un casse-tête similaire : un vestiaire divisé entre stars en déclin (comme Jude Bellingham, dont le transfert en 2023 avait coûté une fortune) et jeunes talents sous-exploités.
Le parallèle avec l’ère Ancelotti est frappant. À l’époque, le technicien italien avait été critiqué pour son incapacité à faire cohabiter des profils aussi différents que Cristiano Ronaldo et Gareth Bale. Arbeloa, lui, hérite d’un vestiaire où Vinícius Jr. (parti en 2025) et Jude Bellingham (en fin de contrat en 2027) dominent l’espace médiatique, tandis que des joueurs comme Rodrygo Goes ou Eduardo Camavinga peinent à s’imposer. La junte, toujours dirigée par Florentino Pérez, semble une fois de plus privilégier le court-termisme médiatique plutôt que la construction d’un projet sportif durable.
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La junte face à ses responsabilités
Si Arbeloa assume une partie des critiques — notamment sur son incapacité à faire jouer ensemble des joueurs aux styles radicalement opposés —, les vraies questions concernent la junte. Florentino Pérez, toujours en poste après 26 ans de présidence, a renouvelé sa candidature pour un nouveau mandat en 2026, comme l’indique le site officiel du Real Madrid. Pourtant, son bilan en matière de gestion sportive est contrasté.
En 2021, Pérez avait justifié le départ d’Ancelotti par la nécessité de “reconstruire un vestiaire plus jeune”. Cinq ans plus tard, le club dépense des centaines de millions pour des joueurs comme Bellingham (180 millions d’euros en 2023) ou Ferran Torres (50 millions en 2025), sans pour autant garantir leur intégration. Le résultat ? Un effectif surévalué, où les stars individuelles étouffent la collectivité.
Pire encore : la junte semble ignorer les signaux d’alerte. En 2024, le Real Madrid avait frôlé l’élimination en Ligue des Champions, éliminé par le Bayern Munich en quarts de finale. Cette année, malgré un début de saison prometteur, l’équipe peine à confirmer en Liga, où elle occupe la 3ᵉ place à cinq journées du terme, loin derrière le Barça et l’Atlético Madrid. Pourtant, aucun remaniement majeur n’est envisagé.
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Bellingham, symbole d’un recrutement raté ?
Le cas Jude Bellingham est révélateur. Recruté en 2023 pour 180 millions d’euros (un record pour un joueur de 18 ans), l’Anglais était présenté comme le sauveur du Real Madrid. Deux saisons plus tard, les résultats sont mitigés : seulement 30 buts et 12 passes décisives en 68 matchs officiels, avec une influence tactique souvent limitée. Pire, son intégration dans l’équipe a déséquilibré le milieu, où Rodrygo Goes et Casemiro peinent à trouver leur place.
Dans un article publié ce 16 mai, *Hai Kora* souligne que le problème ne vient pas seulement de Bellingham, mais d’une stratégie globale de recrutement qui privilégie le spectacle à la performance. Le club a dépensé plus de 800 millions d’euros en transferts depuis 2023, sans pour autant remporter un seul trophée majeur. La Ligue des Champions, où le Real Madrid était favori, semble désormais hors de portée cette saison.
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Et maintenant ?

À quelques semaines de la fin de la saison 2025-2026, plusieurs scénarios se dessinent. Le premier, le plus probable, est un maintien de Arbeloa pour une saison supplémentaire, avec l’espoir que la jeunesse du vestiaire (comme Eduardo Camavinga ou Lamine Yamal) finisse par porter ses fruits. Pourtant, les doutes persistent : la junte semble toujours aussi résistante aux changements, malgré les échecs répétés.
Un deuxième scénario, plus risqué, serait un remplacement d’Arbeloa par un technicien plus expérimenté, comme Zinedine Zidane ou Roberto De Zerbi. Mais une telle décision nécessiterait une remise en question de la junte, peu encline à admettre ses erreurs.
Enfin, le troisième scénario — le plus alarmant — serait une désintégration progressive du projet madrilène, avec des départs massifs de joueurs clés (comme Bellingham en 2027) et une perte d’influence en Espagne. Déjà, des rumeurs évoquent un intérêt croissant pour des joueurs comme Vinícius Jr. (de retour au Barça) ou Ferran Torres (qui pourrait quitter le club l’été prochain).
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Un club en quête d’identité
Le Real Madrid reste un géant économique, avec un budget dépassant les 900 millions d’euros par saison. Pourtant, son manque de cohérence sportive le place dans une position délicate. Contrairement au PSG en France ou au Manchester City en Angleterre, le club madrilène ne peut plus se contenter de dépenser sans réfléchir. La pression des supporters, des actionnaires et des sponsors grandit, et les résultats sportifs deviennent une priorité absolue.
Pourtant, les signes d’une volonté de changement restent faibles. Florentino Pérez, malgré ses déclarations d’optimisme, n’a pas encore annoncé de plan concret pour relancer le club. Si rien ne bouge d’ici 2027, le Real Madrid pourrait bien devenir la première grande équipe européenne à s’effondrer sous le poids de ses propres excès.
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Prochaine étape : La fin de la saison 2025-2026 sera cruciale. Si le Real Madrid échoue à se qualifier pour la Ligue des Champions, la junte devra enfin affronter ses responsabilités. À moins que, comme en 2021, elle ne préfère encore une fois attendre la dernière minute pour agir — au risque de voir son empire s’effriter.



