Keiko Fujimori conserve une avance étroite dans le décompte des voix du second tour des élections présidentielles péruviennes du 7 juin 2026. Bien que l’Onpe ait traité 100 % des procès-verbaux, les processus de validation et d’impugnation maintiennent l’incertitude sur l’identité du prochain président jusqu’à la proclamation prévue en juillet.
Un écart de voix minime après le traitement des procès-verbaux

| Candidat | Votes valides |
|---|---|
| Keiko Fujimori | 9 070 118 |
| Roberto Sánchez | 9 053 083 |
Deux visages pour un pays polarisé

Le calendrier de la proclamation officielle
L’ombre du passé et l’enjeu de la sécurité
Au-delà des chiffres, cette élection est un arbitrage sur le modèle de gouvernance du Pérou. Le débat est indissociable de l’ère Fujimori (1990-2000), une période marquée par la stabilisation économique et la lutte contre le terrorisme de Sendero Luminoso, mais aussi par des accusations de dictature et de violations des droits de l’homme. Pour les partisans de Keiko Fujimori, la victoire représente une opportunité de restaurer l’autorité de l’État. Elle mise sur l’expérience passée des services de renseignement pour faire face à la criminalité actuelle, déclarant lors de sa campagne que « le renseignement a vaincu le terrorisme et nous l’utiliserons à nouveau pour vaincre la criminalité ». Toutefois, la question de la légitimité reste le point de friction majeur. Dans un pays qui a vu défiler huit présidents en seulement dix ans, l’incertitude sur la capacité du prochain élu à gouverner un pays profondément divisé demeure. La question n’est plus seulement de savoir qui remportera le plus de voix, mais si le vainqueur pourra stabiliser une institutionnalité déjà fragilisée par des décennies de crises politiques chroniques.Find more reporting in our International section.

